Le parquet près le tribunal de paix de Mwene-Ditu dans la province de Lomami a procédé à la libération de 14 détenus de la prison urbaine de Mwene-ditu vendredi 25 décembre. A en croire l’intérimaire du premier substitut de la ville ferroviaire près cette juridiction qui a signé les ordonnances portant leur relâchement, ces libérations s’inscrivent dans le cadre du désengorgement de cette maison carcérale.
Satisfait de ce geste, le directeur de cette prison, Jules César Mupomp Muit, a promis l’élaboration d’autres listes, espérant la même suite. Toutefois, il a déploré l’état de ce centre de rééducation.
» A Mwene-Ditu on n’a pas encore construit une prison, cette maison transformée en prison, c’était un truc d’un particulier que l’État a récupéré, c’était pour un Colon Belge du nom de monsieur Colowil. Quand on a connu un nombre élevé de prisonniers, le parquet a jugé bon de désengorger la prison, déjà le premier groupe a déjà été libéré, maintenant c’est le deuxième groupe. Et là on a libéré 14 personnes sans payer aucun frais. Ce sont des gens détenus pour de cas simples : vol abus de confiance etc. C’est un centre de rééducation, donc si quelqu’un est libéré et il commet une autre faute il va toujours revenir ici pour être rééduqué. Nous attendons si le Président ordonne pour libérer d’autres dans le cadre de la grâce, on va toujours le faire », a laissé entendre le patron de la prison.
Par ailleurs, quelques détenus de la prison urbaine de Mwene-ditu avaient sollicité l’implication du président de la République pour l’installation dans un délais raisonnable du tribunal de grande instance dans cette partie de la province de Lomami. Ils déplorent l’incertitude dans laquelle ils vivent, situation due à l’absence des juges permanents pouvant faciliter leur comparution. Cette maison carcérale est frappée par la tuberculose.
Hervé Landry Ngoyi





