8ans de l’Accord cadre d’Addis Abeba : Le MNS demande aux autorités de disponibiliser des moyens pour pacifier l’Est du pays

 

Dans le cadre de la commémoration du 8ème anniversaire de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, signé le 24 février 2013 en Ethiopie, le Mécanisme National de Suivi (MNS) a organisé un atelier de deux jours à Kinshasa, axé principalement sur la paix et stabilité dans la région des grands-lacs et dans la partie Est du pays.

« Nonobstant les défis qui restent à relever 8ans après la signature de cet accord », le coordonnateur du MNS Claude Ibalanky Ekolomba « reste déterminé à pacifier et stabiliser l’Est de la République Démocratique du Congo et la région avec l’accompagnement du chef de l’État qui s’est engagé à restaurer la paix sur l’ensemble du pays ».

Pour y parvenir, il demande aux autorités congolaises de mettre à profit « les moyens militaires nécessaires et non militaires ».

Ce haut représentant du président Félix Tshisekedi a fait cette réflexion au regard des problèmes sécuritaires qui perdurent dans la partie Est du Pays depuis plus de 25 ans, dit-il.

« Pour relever les défis de la pacification et la stabilisation de la République Démocratique du Congo, tous les efforts doivent être déployés. Les moyens tant militaires et non militaires doivent être mis à profit afin d’éradiquer les forces négatives qui sévissent dans l’Est et à travers tout le pays », a dit Claude Ibalanky.

Poursuivant son allocution devant différents invités, le coordonnateur exécutif du MNS a souligné que la paix est « une affaire de tous ». Motif qui le pousse à sensibiliser les différentes personnes impliquées dans le processus de rétablissement de la paix à l’instar des officiers et généraux des FARDC, les membres de la société civile, la MONUSCO et la police à s’impliquer davantage dans cette opération.

Au cours de cet atelier, les panelistes ayant abordé plusieurs thématiques notamment l’implication des FARDC dans la restauration de la paix dans l’Est et la coopération sécuritaire dans la région des grands lacs ont apporté leurs contributions dans cette œuvre de pacification.

Ils ont formulé plusieurs recommandations qui seront soumises au Président de la République, Président du comité de pilotage de ce service pour être prises en compte dans le plan d’action du Mécanisme de Suivi de l’accord et dans le programme du prochain gouvernement de l’union sacrée.

Le 24 février 2013, une dizaine de pays de la région ainsi que l’ONU, l’UA, la CIRGL et la SADC avaient conclu l’accord-cadre d’Addis-Abeba dans la capitale Éthiopienne, quatre mois après la prise de contrôle de la ville de Goma par le mouvement rebelle du 23 mars (M23).

L’objectif poursuivi était de mettre fin aux cycles récurrents des violences armées liées aux activités des groupes armés dans cette partie de la RDC frontalière à l’Ouganda, au Rwanda et au Burundi.

Dostin Eugène Luange

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