Plainte contre Tshibala : le vice-ministre de la Justice relance le dossier auprès du Procureur Général près la Cour constitutionnelle

 

Le vice-ministre de la Justice veut voir clair sur l’évolution de l’instruction du dossier sur la plainte portée contre Bruno Tshibala par un groupe de ses anciens conseillers et chargés d’études. Dans une correspondance datée du 5 avril 2021 adressée au Procureur Général près la Cour constitutionnelle, Bernard Takaishe Ngumbi affirme que « les intéressés estiment, en effet, que l’instruction tire en longueur ».

Dans cette lettre ayant comme objet « Plainte à charge de l’ancien Premier ministre Bruno Tshibala Nzenzhe pour détournements des salaires, primes et autres avantages légaux des conseillers et chargés d’études », le vice-ministre de la Justice dit être « saisi des doléances d’un groupe des collaborateurs de l’ancien Premier ministre ». Il explique que l’affaire se rapporte avec « les dernières poursuites intentées contre ce dernier par votre office au sujet des faits de mention en concerne ».

« Je suis d’avis qu’il faille envoyer le dossier ouvert pour la circonstance en fixation, s’il est avéré que cette instruction préjuridictionnelle est clôturée », demande Bernard Takaishe Ngumbi au Procureur Général près la Cour constitutionnelle.

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Début octobre 2019, une enquête judiciaire a été ouverte contre Bruno Tshibala. L’ancien Procureur général près la Cour de cassation, Flory Kabange, avait ouvert une enquête préliminaire sur les allégations de détournement d’argent par l’ancien Premier ministre Bruno Tshibala. Selon lui, chaque fois qu’il y a une plainte à charge d’une personnalité, le PG procède de la même manière comme à l’époque d’autres anciennes autorités du pays.

« C’est l’issue de cette enquête ouverte à la suite d’une plainte qui devrait déterminer si les faits allégués sont établis », avait affirmé Flory Kabange. La plainte charge l’ancien Premier ministre du détournement des salaires, primes et autres avantages légaux des conseillers et chargés d’études de son cabinet.

Rachidi Mabandu

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