Affaire Bakonga : la DGM et l’ANR soit complices, soit incompétents !

 

Un ministre de la République en fonction traverse le fleuve pour le Congo-Brazzaville sans que les services de la Direction générale des migrations (DGM) ou l’Agence nationale des renseignements (ANR) ne soient au courant ? Trop beau pour être vrai. Ces deux services de l’État soit complices soit dans la fuite de Willy Bakonga de l’autre rive du fleuve ou soit ils sont carrément incompétents.

Comme dans un film de Magyver ou de James Bond, le ministre sortant de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) aurait traversé, le fleuve Congo dans la nuit du lundi au mardi dernier. Si la thèse de Georges Kapiamba se confirme, il est clair que Willy Bakonga a bénéficié de service des complices au sein même de l’ANR et de la DGM. Surtout que ce membre du Gouvernement aurait traversé avec une somme colossale estimée à deux (2) millions USD. Suffisant pour corrompre et accéder à l’autre rive.

Sinon, si les services de la DGM et de l’ANR seraient blancs comme neige dans cette affaire, comment expliquer alors cette faiblesse dans le contrôle des frontières ? Si ces services oeuvrant pour la sécurité des frontières poreuses n’arrivent pas à démasquer un ministre qui a franchi les frontières, que dire alors d’un citoyen lambda?. Une faiblesse qui ne mérite pas seulement réparation, mais l’État doit sévir.

Le cas Bakonga vient, une fois de plus, étaler à l’opinion nationale la porosité des frontières de la RDC où des officiels pourtant recherchés par la justice arrivent facilement à traverser sans être inquiétés. Comportement de la part des agents de ces deux institutions qui laisse entrevoir un laisser-aller à la DGM et à l’ANR sous tutelle du ministère de l’Intérieur.

Rachidi Mabandu

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