Insécurité dans l’Est de la RDC : Après les députés nationaux, les sénateurs de l’Ituri sèchent les travaux parlementaires

 

Après la décision des députés nationaux élus de l’Ituri de sécher les activités parlementaires, les 4 sénateurs de la même province viennent de claquer la porte de la chambre haute du parlement pour dénoncer le silence assourdissant des autorités face à la montée des violences dans cette province.

Cette décision vient d’être rendue publique ce jeudi 22 avril 2021 par le sénateur David Ukeci qui l’a signifiée aux sénateurs congolais. Les 4 sénateurs ituriens disent ne pas comprendre « l’immobilisme, l’indifférence et l’incapacité du Gouvernement de la République Démocratique du Congo et de la communauté internationale à mettre fin à la rébellion des
miliciens et groupes armés dans la province de l’Ituri en particulier et à l’Est du pays en général ».

Ainsi, ces parlementaires se décident de sécher les activités de la chambre hautes du parlement congolais « jusqu’à ce que des solutions concrètes
soient trouvées par le Gouvernement de la République ».


Au cours de la plénière de mercredi 21 avril 2021, les députés nationaux de l’Ituri avait aussi décidé de suspendre leur participation aux activités parlementaires pour protester contre l’inaction des autorités face à la montée de l’insécurité dans leur province. Ils ont été rejoints par les députés de plusieurs provinces de l’Est du pays notamment ceux de l’ex province Orientale.

Lire aussi  Accusé de soutenir le M23 pour déstabiliser l'Est de la RDC, le Rwanda dément et se remet à la CIRGL

C’est depuis décembre 2017 que les violences ont repris en Ituri. La milice « Coopérative pour le Développement au Congo (CODECO), multiplie depuis des nombreuses attaques contre les populations du territoire de Djugu, une partie de Mahagi et Irumu. Dans la chefferie de Walese Vonkutu, au sud du territoire d’Irumu, les rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliées (ADF), sont responsables des attaques les plus atroces contre plusieurs villages depuis mars 2020.

Plusieurs groupes armés Maï-Maï ont fait du sud du territoire de Mambasa leur bastion. Responsables de plusieurs exactions, ils se sont rendus tristement célèbres en s’attaquant aux équipes de la riposte contre Ebola entre mai et décembre 2020. Avec des velléités de création d’un groupe armé, le territoire de Aru a été victime des plusieurs incursions des rebelles venant du Soudan du Sud.

Andy Kambale Matuku

Lire aussi

Les plus populaires