Lisanga accuse Tshisekedi et Mboso de blocage : « La Commission paritaire est non seulement sans objet mais, elle est tout simplement un mort-né »

 

« La Commission paritaire de l’Assemblée nationale pour résorber la crise sur la désignation de candidats à la CENI (commission électorale nationale indépendante) est non seulement sans objet, mais elle est tout simplement un mort-né », déclare Jean-Pierre Lisanga Bonganga qui relève des « faits constitutifs de blocage ». Dans une déclaration faite le jeudi 19 août, le coordonnateur de la Dynamique pour une sortie de crise (DYSOC) pointe d’un doigt accusateur le président de la chambre basse du Parlement.

Pour Lisanga Bonganga, « la mise en place d’une Commission prétendument paritaire de l’Assemblée nationale, vise à se substituer à la composante confessions religieuses, pour désigner le représentant de cette dernière, au poste de président du bureau de la
CENI ». Autre raison de blocage, souligne Lisanga Bonganga, « c’est l’application des dispositions, devenues désuètes et obsolètes de la Charte régissant
la composante confessions religieuses ». Cette charte, poursuit-il, « donne le même poids sociologique à toutes les églises dont les six dites majoritaire, alors que celles-ci n’ont pas le même impact sur le social des populations congolaises ».

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Lisanga Bonganga pointe d’un doigt accusateur au Président Félix Tshisekedi « qui s’obstine à mettre en place sa CENI, présidée par une personnalité à la nationalité congolaise douteuse et contestée à tous égards, pour organiser des élections ». « Une manière pour lui d’assurer la proclamation provisoire de sa victoire en 2023 dont l’entérinement définitif se fera par une Cour Constitutionnelle déjà
acquise à sa cause ».


Lisanga Bonganga considère que les différents « faits constitutifs de blocage relevés jusqu’ici constituent l’expression des dérives dictatoriales du pouvoir en place, véritables hérésies qui violent le pacte républicain adopté à Sun City lors du dialogue inter congolais en 2003,
pacte coulé en moule juridique dans notre Constitution ». Voilà pourquoi il se range derrière la position du présidium de LAMUKA/Fayulu.

Cette coalition de l’opposition lance un vibrant appel pour la mobilisation générale de toutes les forces politiques et sociales acquises
au changement. Une démarche qui « vise à contourner les blocages érigés sur le chemin devant conduire le peuple congolais à des élections inclusives, transparentes et crédibles en 2023 ».

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Au nom de la DYSOC, Lisanga Bonganga dit s’engager à « prendre des contacts directs avec tous les leaders socio-politiques de notre pays pour arrêter des stratégies idoines en vue de la réussite de cette mobilisation à travers notamment une marche pacifique et d’espoir,
conformément à l’article 64 de la Constitution ».

Rachidi Mabandu

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