Découverte macabre des images horribles et d’une base logistique chez John Numbi : Katumbi, Katende, Fayulu, Muzito… aphones!

 

Silence radio dans le chef de certains acteurs de la scène politique, voire de la société civile, pire encore ceux qui disent s’occuper des questions liées aux droits de l’homme. Ce, après la découverte macabre des images horribles et d’une base logistique au domicile du général quatre étoiles John Numbi. Un silence qui ne sait pas du tout s’expliquer au regard de la composition de l’arsenal y trouvé, des documents liés aux faits sensibles ayant agité la nation dans le passé, un lit d’hôpital, un congélateur « dégageant des odeurs de corps en état de putréfaction »,…

Ne sont-ils pas choqués ? Ne se sentent-ils pas intéressés ? Pourquoi cette aphonie ? Voilà les questions qui taraudent les esprits des congolais qui ne comprennent pas comment certains acteurs politiques et sociaux laissent passer inaperçu cet événement qui a bougé les lignes dans tout le pays, même en dehors des frontières nationales.

En principe, le citoyen congolais s’attendait à des réactions bien armées, très musclées de la part des acteurs politiques et même de la société civile, qui disent être au service du peuple, allant dans le sens de condamner avec véhémence le fait qu’un congolais, quelles que soient ses fonctions, conserve des objets de guerre « à même d’équiper tout un bataillon ». La population s’attendait à des réactions tendant à exiger des enquêtes très sérieuses et profondes, par la justice, sur les dossiers trouvés chez celui qui est parmi les plus hauts gradés de la Police, sur des images horribles et autres ; mais c’est la déception totale !

Lire aussi  Affaire Vidiye Tshimanga : la justice congolaise en perte de vitesse ?

Pas plus tard qu’hier, le tandem Fayulu-Muzito était face aux chevaliers de la plume. Mais aucune fois ils ont fait allusion à la perquisition chez John Numbi. Ils se sont plutôt intéressés à ce qui les importent le plus : les élections de 2023. Même par leurs différents canaux de communication, c’est la sécheresse.

Du côté de Moïse Katumbi, aucune ligne n’a aussi bougé. Le patron d’Ensemble pour la République semble encore plus préoccupé par la question liée à la proposition de loi sur le verrouillage de certains postes de souveraineté dont la présidence de la République, aux seuls citoyens nés de père et de mère congolais. Doit-on lier son silence au pardon et à l’arrêt, par la justice, de la « chasse aux sorcières » qu’il a évoqués lors d’une interview à un média le mois dernier ? Difficile de le dire pour l’instant. Mais si c’est le cas, d’aucuns en seraient stupéfaits après toute cette découverte.

Lire aussi  Ass. Nat. - Rentrée parlementaire : La session ordinaire de mars sera éminemment politique, prévient Christophe Mboso

Que dire de Jean-Claude Katende de l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO) ? C’est quand-même curieux de voir celui qui n’a pas l’habitude de se taire dans pareilles circonstances, choisir de devenir membre du club des aphones. Ces découvertes chez Numbi ne lui font-elles pas monter l’adrénaline ? C’est malheureusement la question que se pose désespérément l’opinion publique qui ne reconnaît plus l’homme de l’ASADHO.

« Dans tous les cas, l’opinion publique a tiré des leçons sur la qualité d’homme politique de la RDC, même ceux-là qui oeuvrent dans la société civile. Maintenant, on sait à qui on peut faire confiance quand il faut s’attendre à des réactions spontanées et proportionnelles à un sujet qui inquiète la population », affirme un analyste politique.

Patrick Nguwo

 

Lire aussi

Les plus populaires