Kinshasa : les propriétaires des chambres froides victimes de l’échec des négociations entre Gouvernement et importateurs

Les propriétaires des chambres froides à Kinshasa sont victimes de l’échec des négociations entre le Gouvernement et les importateurs en ce qui concerne la baisse des prix des produits surgelés. Chaque jour qui passe, ils font l’objet de contrôle de la part des inspecteurs économiques. Ces derniers leur reprochent de ne s’être pas soumis à la décision du ministre de l’Economie.

Devant ces tracasseries des inspecteurs économiques et pressés par les consommateurs qui tiennent à tout prix à la baisse des prix des vivres frais, les tenanciers des chambres froides ne savent pas comment poursuivre leurs activités. D’où la rareté, ces derniers jours, des certains produits surgelés. Les commerçants ont la peur au ventre face aux amendes exigées par des inspecteurs économiques. Certains ont carrément fermé en attendant qu’ils soient définitivement fixés sur cette affaire.

Le sit-in organisé le week-end dernier devant l’immeuble du gouvernement par les responsables des chambres froides était une façon pour eux d’étaler leur ras-le-bol. Ces commerçants ne comprennent pas comment ils peuvent rabaisser les prix des produits surgelés alors qu’aucun mouvement n’est effectué auprès des grossistes qui sont les importateurs. « Nous n’y sommes pour rien. Nous vendons nos articles selon les prix achetés auprès des grossistes. Que l’Etat se mette d’accord avec eux et tout ira à la normale », se plaignent-ils.

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Le Gouvernement, à travers le ministre de l’Economie, ne s’est pas mis d’accord avec les importateurs pour la réduction des prix des produits surgelés. Les principales sociétés importatrices de ces vivres frais sont restées dans leur position alors qu’un accord a été trouvé lors de la dernière séance avec le ministre de l’Economie et celui du Commerce extérieur.

Les sociétés GFCO, SOCIMEX, AFF, ÉGAL et SOKIN se sont pourtant engagées à appliquer la nouvelle tarification en attendant une décision définitive du Gouvernement sur « les prix justes ». Au cours d’une réunion le jeudi 12 août avec le ministre de l’Économie, les importateurs et l’Exécutif national ont fini par trouver un consensus. Selon la cellule de communication du ministre Jean-Marie Kalumba, les cuisses de poulet (10 kg) reviendront à 15,9 USD, le poulet entier (10 kg) à 15,5 USD, les cotes de porc (10 kg) à 16,8 USD, les chinchards à 1,44 USD/kg…
Cet accord a pourtant été qualifié de « fumée blanche après le dernier round des discussions entre le Gouvernement et les importateurs au sujet de la baisse des prix des produits surgelés ». 48 heures auraient suffi aux deux parties pour se mettre d’accord sur la nouvelle tarification à appliquer sur le marché en ce qui concerne ce qu’on appelle communément les « vivres frais ».

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Rachidi Mabandu

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