UNAFEC : Bona Kyungu l’un des fils de Kyungu tabassé par des jeunes au siège du parti

 

La guerre de succession à l’Union nationale des fédéralistes du Congo, UNAFEC, commence à faire des victimes. L’un des fils de feu Gabriel Kyungu wa Kumwanza, Bona Kyungu « a été tabassé le samedi 9 octobre au siège de ce grand parti à Lubumbashi, sur ordre de la hiérarchie ».


Dans une vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux, Bona Kyungu explique comment les jeunes se sont pris à lui, dès sa descente du véhicule au siège du parti, où il avait l’habitude de se rendre chaque jour.

 » Je suis vraiment très désolé, très indigné. Je suis passé au directoire du parti que nous a légué notre défunt père, je ne savais pas qu’il y avait un ordre, où une instruction donnée aux jeunes pour que l’un des fils Kyungu ne passe au siège du parti. Je suis arrivé au directoire ce matin, curieusement je n’étais pas le bienvenu. J’ai vu plus de 500 jeunes, ils sont tous des zoulou, je les connais très bien. Et je sais bien les identifier », explique Bona Kyungu avec un visage couvert de sang.


Et d’ajouter, « à ma descente du véhicule, ils sont tous venus vers moi, ils me posent la question, c’est Loulou qui t’a envoyé ! Où est Loulou ? On ne veut pas voir un des fils Kyungu au siège du parti. Restez chez vous, on vous a laissé Kipopo là-bas. Ici c’est la maison que Baba nous a laissée, nous le parti ».

Pour ce fils de Baba Kyungu, « c’est un ordre donné par la hiérarchie du parti ». « Les jeunes ne peuvent pas faire quelque s’ils n’ont pas reçu un ordre. Ils disent qu’ils veulent en finir avec tous les fils Kyungu », a-t-il dit.

Décédé en août dernier à Luanda, capitale angolaise, Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, allié stratégique et même principal de Félix Tshisekedi dans la région du Katanga a été inhumé le 16 septembre dernier. Depuis son décès, la guerre de succession est lancée tant à l’union sacrée qu’il dirigeait dans l’ex Katanga qu’au niveau du parti. Sa famille biologique tient à honorer sa mémoire en restant dans l’union sacrée de la Nation.

Hervé Landry Ngoyi

Lire aussi

Les plus populaires