C’est une vague de réactions qui submergent la toile en ce moment. C’est des messages qui coulent à foison après l’entérinement de Denis Kadima comme candidat Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Augustin Kabuya n’est pas en reste. Dans une interview accordée à ACTU7.CD, le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a eu des mots justes pour « féliciter les honorables députés qui n’ont pas pu regarder les intérêt des individus au détriment des intérêts de la population ».
« Les gens qu’on considérait comme des païens ont pris leur responsabilité pour nous sortir de ce gouffre, coup de chapeau aux députés, coup de chapeau à la commission [mixte paritaire], coup de chapeau aux confessions religieuses qui avaient compris que le moment n’était pas là pour la distraction plutôt que d’emmener notre peuple aux élections en 2023 », a déclaré à ACTU7.CD le SG du parti présidentiel.
Il a, cependant, fustigé l’attitude de certains chefs religieux affichée durant ce processus, alors que censés « prêcher par l’exemple ».
« (…) Au lieu que les homme de Dieu prêchent par l’exemple, ils ont fait la honte pour leur intérêt personnel, que Dieu les pardonnent », lâche-t-il.
Augustin Kabuya n’est pas du tout d’avis par rapport à un probable rapprochement entre le Chef de l’État et le nouveau président de la CENI. Pour lui, c’est une « honte » pour ceux qui pensent ainsi.
« C’est très malhonnête de présenter les choses de cette manière-là. Proche du pouvoir puisque le Chef de l’État est kasaïen et que Kadima est kasaïen ? Comme ils avaient un problème particulier avec les kasaïen, c’est ça le problème. Est-ce que c’est ce que la parole de Dieu nous recommande, de vivre dans l’esprit tribal de cette manière-là ? C’est une honte », s’est-il indigné.
Et d’ajouter : « Est-ce que les païens peuvent encore avoir le courage d’aller prier dans des églises de tous ces mondes-là ».
La plénière convoquée ce samedi à la chambre basse du parlement a procédé à l’entérinement de nouveaux membres de la centrale électorale, parmi lesquels le très contesté Denis Kadima accusé notamment par la CENCO (Conférence Épiscopale Nationale du Congo) et l’ECC (Église du Christ au Congo) d’être proche « un camp politique ».
Patrick Nguwo





