Kinshasa : Ngobila et ses chantiers interminables !

C’est difficile de voir, dans la ville de Kinshasa, le finissage parfait des travaux de réhabilitation d’une route. L’impression que l’on a, c’est que les travaux de réhabilitation des routes sont éternels.


Ceux qui fréquentent par exemple l’avenue des Huilleries située entre les communes de Kinshasa et Lingwala, une des artères principales qui mènent vers le centre ville, confirmeront cette thèse. Au Rond point par exemple, les travaux de rénovation sont éternels. C’est très régulier de voir les engins de chantier sur le site pour une prétendue réhabilitation, mais ces travaux n’aboutissent toujours pas, ce sont de nids de poules qui se constatent après chaque suspension de travaux.

D’ailleurs, très récemment, l’on a constaté que des travaux venaient encore de reprendre sur la même région. Depuis deux, trois jours, les agents commis à la réhabilitation de ce rond point sont absents. C’est sans surprise, car cela devient une routine.


Ce phénomène a des conséquences fâcheuses sur la population, notamment avec des embouteillages terribles dans plusieurs artères de la capitale dont elle est contrainte de vivre, quelle que soit l’heure.

D’autres effets collatéraux de cette problématique, c’est la détérioration des engins roulants, des conflits routiers, voire des accidents de la circulation.

Le Gouverneur de la ville province de Kinshasa, conscient de cette réalité qui n’est pas une nouveauté sous ses yeux, devrait mesurer la hauteur de difficultés, risques et dangers auxquels est exposée quotidiennement la population kinoise, pour agir de manière proportionnelle. Organiser la réhabilitation des routes, abandonner les travaux, les reprendre plus tard… ne favorisent pas une vie aisée dans la capitale.

L’autorité urbaine de Kinshasa « devrait souvent chanter l’hymne national de la RDC pour se rendre compte qu’il a un rôle à jouer pour bâtir un pays plus beau qu’avant », estime un analyste.

Patrick Nguwo

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