Kasaï-Oriental : Des Chefs de travaux et assistants « exigent la réduction de l’écart salarial entre les professeurs et leurs collaborateurs »

Les membres du Syndicat National des Chefs de travaux et Assistants (SYNACASS) « fustigent le traitement injuste et dégradant leur infligé par l’Etat congolais ». Ils l’ont dit le lundi 29 novembre 2021 à l’issue de leur Assemblée Générale.

Selon Léon Kanku Kalonji, président du SYNACASS Kasaï-Oriental, « l’écart salarial entre les professeurs des universités et leurs collaborateurs relève de la méchanceté » et du « manque de considération » de la part du gouvernement congolais.

«Depuis plus de 15 ans, les professeurs ont connu des augmentations salariales, minimes soient-elles, sans jamais que l’Etat ne pense aux chefs de travaux et assistants qui sont leurs collaborateurs. Ce qui nous pousse à considérer ce fait sans gymnastique intellectuelle, comme une méchanceté notoire de la part de décideurs et un manque criant de considération au corps scientifique congolais par l’employeur qui est l’Etat congolais. L’écart est considérable et injustifié », a déclaré le président du SYNACASS qui pense que cette situation est « inadmissible ».

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Par ailleurs, le SYNECASS « invite le chef de l’Etat à se saisir du dossier afin de mettre fin à l’injustice inquiétante dont est victime le personnel scientifique ».

Les chefs de travaux et assistants membres du Kasaï Oriental « exigent à l’Etat congolais de faire preuve de justice et d’équité en payant aux assistants la moitié du traitement d’un professeur ordinaire et aux chefs de travaux 75% de la prime d’un professeur avant l’application des résolutions des états généraux ».

Enfin, les Chefs de travaux et Assistants « exigent la mécanisation des vingt huit mille six cents quatre vingt (28.680) nouvelles unités ». Ils « exhortent le gouvernement à prendre en compte » leurs desideratas de manière très urgente dans sa politique de gouvernance « faute de quoi » ils « vont boycotter les enseignements ».

Christian Ngeleka, à Mbuji-Mayi

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