Éducation : Josué Mufula demande à Tony Muaba « d’être pragmatique et d’améliorer les conditions sociales des enseignants »

 

Dans son intervention sur la problématique de la gratuité de l’enseignement ce mercredi 1er décembre 2021 dans une plénière à l’Assemblée nationale où le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) Tonny Mwaba est invité, le député national Josué Mufula rappelle qu’au temps du prédécesseur du Ministre de tutelle, il avait personnellement pris l’initiative d’une question orale avec débat qui avait été transformée en écrite par recommandation du bureau de cette époque.

Selon lui, les préoccupations exprimées dans sa question par rapport
à la gratuité de l’enseignement de base ainsi qu’aux conditions sociales et professionnelles des enseignants demeurent d’actualité jusqu’aujourd’hui, d’où son satisfecit de voir le Ministre actuel en charge du secteur de l’éducation d’être devant la représentation nationale pour répondre sur les questions liées à la mise en œuvre de la gratuité.

Pour cet élu du peuple, la gratuité de l’enseignement de base consacrée par l’article 43 de la Constitution
est, de toute évidence, un idéal régulateur suite aux réalités systématiques et systémiques du secteur de l’éducation.


Ainsi, il soutient que la gratuité devait donc se réaliser progressivement et non pas se décréter. Et pour sa réalisation, il était impératif qu’elle soit en amont accompagnée d’une forte mobilisation des ressources afin de ne pas « se décarcasser
comme aujourd’hui et engager une lutte avec un monstre à mille têtes. »

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« Les victimes sont surtout les enseignants des établissements publics qui dégringolent dans un gouffre de misère indicible. Par ailleurs, Imaginons, par exemple, une école comme l’institut de Goma au Nord-Kivu ou encore le Collège IMARA à Lubumbashi, où on peut retrouver une salle de classe qui regorge plus de 90 élèves ; dans quelles
conditions les enseignants dispenseraient les leçons et parfois sans matériels didactiques suffisants ? », s’interroge Josué Mufula.

Et d’ajouter, « la quantité c’est bien, mais la qualité laissera à désirer. Tout en saluant la ferme volonté politique du Président de la République et Chef de
l’État, reconnaissant tout de même les grands efforts fournis par le Ministre ».

Dans sa question écrite adressée au Ministre Tony Mwamba, Josué Mufula veut donc savoir quand est-ce que toutes les Nouvelles Unités Non Payées (NP) deviendront réellement Nouveaux Payés (NP).

Il demande au Ministre s’ils vont continuer à enseigner les enfants des autres « pendant que les leurs ne vont pas à l’école ? ».

« Dans sa réponse à ma question écrite en octobre 2020, votre
prédécesseur parlaient de 392.694 Nouvelles unités identifiées après l’opération multisectorielle, de 144.944 éligibles à la paie et que d’autres devaient attendre la régularisation de leurs écoles. Depuis que vous êtes là, combien d’autres ont déjà été intégrés dans le fichier de paie ? », demande cet élu du peuple.

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En termes d’investissements, ce parlementaire voudrait aussi savoir combien d’écoles ont déjà été construites et dans quels endroits.

« Votre prédécesseur toujours parlait de 198 écoles construites dans le Programme [d’urgence des] 100 jours du Chef de l’État et que l’objectif était de construire 4.500 salles selon le Plan d’action triennal de mise en œuvre de la
gratuité 2020-2022. Cet objectif est-il déjà atteint ? », écrit-il.

Et de conclure, « après Bibwa, Mbudi, Mbwela Lodge, que pensez-vous des enfants du Primaire au Nord-Kivu et ailleurs qui n’ont toujours pas encore été en classe depuis la rentrée scolaire 2021-2022 ? ».

Depuis la rentrée scolaire le 4 octobre dernier, les cours sont toujours perturbés dans plusieurs régions sur l’ensemble du territoire national. Ceci est notamment la conséquence de la grève déclenchée par les enseignants qui s’estiment toujours non satisfaits au regard de leurs multiples revendications liées entre autre à leur conditions socio-salariales. Cependant, plusieurs enseignents ont repris le chemin de l’école après les assises de Mbuela Lodge au Kongo Central tout récemment.

David Lupemba

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