Utilisée dans le rang de premiers matériels didactiques dans l’enseignement, la craie devient de plus en plus rare sur le marché de vente de la province du Kasaï.
Dans plusieurs écoles, ce phénomène handicape le déroulement normal des cours, car selon les enseignants approchés par ACTU7.CD, « les enfants retiennent facilement ce qu’ils voient et touchent. Cette situation ne permet plus aux élèves de suivre normalement les enseignements comme à l’accoutumée ».
il s’observe, depuis la dernière semaine du mois de novembre écoulé dans la ville de Tshikapa, une rareté sans précédent de ces matières blanches utilisable au tableau noir. Une boîte qui se vendait à 1200 voire 1500 Francs congolais, se négocie désormais entre 3000 et 3500 FC.
Au micro d’ACTU7.CD, les chefs d’établissement scolaire et les enseignants s’inquiètent de la situation et lance un cris d’alarme autorités provinciales, les accusant en même temps de faire sourd d’oreilles.
Etienne Bope Tshisekedi, directeur de l’école primaire Khenda dans la gestion de l’Église de la Paix au Congo (EPAC), une école de la commune de Dibumba 2, estime que cette crise doit être stoppée.
« L’enseignement oral seulement ne va pas permettre une compréhension facile de la matière auprès des élèves. Chaque leçon est illustrée non seulement par les matériels didactiques, mais surtout par le tableau et la craie « , déplore-t-il.
Dans les écoles nouvellement plantées et non payées bien que concernées par la gratuité de l’enseignement, les enseignants se battent pour se trouver des craies, mais avec cette hausse, rien ne marche. Les enseignements sont dispensés « avec une grande légèreté au vrai sens du mot, suite à l’absence des craies » et aussi « par manque des moyens financiers ».
Mais de l’autre côté, les opérateurs économiques parlent d’une crise générale et de la hausse de prix de ce produit depuis Kinshasa, capitale de la RDC. Plusieurs d’entre eux ont cessé la vente des craies, car, expliquent-ils, « nous achetons une boîte à 2700 FC et 3000 FC, mais la revendre à 4000 FC c’est impossible. Nous sommes obligés de revendre plutôt au même prix, ou ajouter un profit qui n’est pas consistant », a expliqué un responsable d’une boutique sur l’avenue Likasi au micro du média non-aligné.
L’appel est lancé aux autorités tant provinciales que nationales de s’impliquer pour trouver une solution rapide, afin de favoriser une année scolaire non seulement effective, mais aussi qui se déroule dans des conditions requises.
Diaris Kindalo, à Tshikapa





