Loi sur les anciens Présidents de la République : Vive Louis XVI !

 

« Les anciens Présidents de la République ne peuvent faire l’objet des poursuites pour des faits commis pendant leur règne ». Cet extrait est le résumé de la loi sur les anciens Présidents de la République votée en 2016, avant le départ de Joseph Kabila au pouvoir durant dix-huit (18) ans.

Un règne marqué, à en croire plusieurs rapports des Organisations non gouvernementales, de la société civile et autres mouvements citoyens, des exactions diverses, détournements des deniers publics, malversations financières, abus de pouvoir, enlèvements, assassinats, tortures, arrestations arbitraires, répressions des manifestations dans le sang, violation des droits de l’homme. Bref, une tyrannie d’un autre âge dans un pays où la loi du plus fort est la meilleure.

Se sentant mauvais, Joseph Kabila fit le malin de se protéger par la loi sur les anciens Présidents de la République que se proposait d’étendre jusqu’aux corps constitués, l’initiateur. Le Raïs devenait par ce fait, «intouchable» bien que la constitution de 2006 lui accorde des immunités parlementaires en sa qualité de sénateur à vie.

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Cela rappelle la Monarchie française du 18e siècle avec le roi Louis XVI qui s’arrogea un pouvoir absolu, intouchable avant de voir le peuple piétiné se décider d’en découdre avec lui. Son pyramide du pouvoir « Dieu, Roi et le peuple » fut démoli. Ce Roi connu le sort de la Révolution.

La Loi sur les anciens Présidents de la République rappelle également l’époque des dictatures africaines où seuls les coups d’État étaient l’issue.

Revenons pour cela au cas Kabila pour se poser la question de savoir,
que deviennent les faits mis en charge de ce dernier ? À titre illustratif, le dossier « assassinat du défenseur des droits humains Chebeya » pour lequel son nom est cité comme principal commanditaire et, en cette qualité, les parties civiles réclament sa comparution ou carrément sa tête.

En attendant une réponse appropriée avec l’évolution du temps, la justice militaire a, lors de son audience de mercredi 19 janvier, repondu à sa manière : « Joseph Kabila sans tâche ».

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Zamenga Odimbale

 

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