Toutes les preuves sont là pour confirmer le soutien du Rwanda au M-23 qui affronte, depuis mars, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Le communiqué du porte-parole du Gouverneur militaire du Nord-Kivu signé le 28 mai dernier est on ne peut plus clair à ce sujet.
À en croire ce document consulté par ACTU7.CD, l’arrestation de deux (2) militaires rwandais sur le sol congolais en dit long. Ayant trois (3) cartes d’identité dont l’une des Nations Unies « prouve que ce militaire faisait partie du contingent rwandais des Forces armées des Nations Unies au Soudan du Sud », le caporal Nkundabangezi Elysé a fait la déclaration suivante aux forces armées nationales :
« Les autorités rwandaises nous ont dit que, la semaine passée, les bombes en provenance du Congo ont détruit des habitations et tué des personnes au Rwanda. Nos chefs nous ont alors confié la mission d’attaquer Rumagabo en RDC. Nous appartenons au 115e bataillon commandé par le major Kapira. Nous avons été arrêté non pas par le Rwanda, mais sur le sol congolais par la population et la Police. Nous sommes entrés au Congo depuis mercredi le 25 mai 2022. Il faut quatre heures pour quitter le lieu de notre arrestation pour atteindre la frontière rwandaise. Depuis notre arrestation, nous sommes bien traités par les FARDC ».
Ce document, qui paraphrase cette déclaration de ce militaire rwandais, rapporte aussi que l’autre élément de la Force de Défense du Rwanda (RDF) a été arrêté avec sur lui aucune carte d’identité. Mais seulement, Gadi Minuare, puisque c’est de lui qu’il s’agit, était porteur d’une lance-roquettes RPG7 n°3986 fabriqué depuis 2014.
« Comme on peut le constater, la République Démocratique du Congo est effectivement agressé par le Rwanda. À ce sujet, personne ne peut plus s’en cacher. Pour ceux qui ont encore des doutes, les preuves sont là. Ces militaires rwandais ont été arrêtés sur le territoire congolais (…) Tous les dires des officiels rwandais à Kigali ne sont que des faux fuyants pour distraire l’opinion », a souligné le général des Brigade Sylvain Ekenge Bomusa dans sa note.
Tout récemment, Kigali accusait Kinshasa d’avoir arrêté deux (2) de ses militaires. Le pays de Paul Kagame exigeait leur libération immédiate.
Patrick Nguwo





