« L’Ass. Nat. est devenue une caisse de résonnance dans laquelle on assiste à des scènes de règlement de compte » (Kabund)

 

Réagissant à l’action disciplinaire initiée à sa charge par le bureau de l’Assemblée Nationale qui s’insurge contre sa sortie médiatique de lundi 18 juillet dernier, Jean-Marc Kabund estime que la chambre basse du parlement dans laquelle il appartient « est devenue une caisse de résonnance dans laquelle on assiste à des scènes de règlement de compte ».

« D’abord il faut considérer cette démarche comme l’expression d’une panique ou d’une peur après ma sortie médiatique. Cela démontre que l’Assemblée Nationale est désacralisée. Elle est devenue une caisse de résonnance dans laquelle on assiste à des scènes de règlement de compte », a réagi le président de l’Alliance pour le Changement dans un entretien à RFI (Radio France Internationale).

L’ancien Premier vice-président de l’Assemblée Nationale s’interroge sur la disposition qui donne le droit à sa chambre d’ouvrir un dossier disciplinaire à l’endroit d’un député.

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« J’aimerais savoir aussi quel est ce député qui suivi la même procédure que moi ou je suis le premier », a-t-il ajouté insinuant que la démarche initiée par le bureau Mboso contre lui « s’apparentait à un acharnement ».

Dans son communiqué diffusé jeudi 21 juillet 2022, le bureau Mboso a décidé d’ouvrir un dossier disciplinaire contre Kabund suite à ses propos « diffamatoires envers le Chef de l’État »

Selon le bureau de cette chambre , Jean-Marc Kabund a tenu « des propos diffamatoires et outrageants à l’endroit du Président de la République, Chef de l’État, de l’Assemblée Nationale et d’autres institutions au cours de son point de presse ».

Comportement que « désapprouve et condamne avec fermeté » le bureau Mboso qui le qualifie « d’indigne d’un Député national et dont les propos constitutifs de l’infraction d’outrage au Chef de l’État devraient interpeller les autorités judiciaires compétentes ».

Devant la presse lundi 18 juillet dans sa résidence de Limeté, l’ancien bras droit de Félix Tshisekedi avait dénudé régime en place qualifiant les animateurs des institutions de « stagiaires ».

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Pour le président de l’Alliance pour le Changement, Félix Tshisekedi « est sans vision claire, un incompétent et un sérieux danger au sommet de l’État qu’il faut vite changer en 2023 ».

Josué Mfutila

 

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