Ebola : La RDC « très résiliente » face à la souche Zaïre en 2021 (étude)

 

La RDC a su s’en sortir face à des épidémies Ébola de la souche Zaïre qui avaient apparu en 2021. C’est ce que révèle une étude de l’organisme international “Resolve to save lives” sur « les épidémies qui n’ont jamais eu lieu » en se polarisant sur comment l’amélioration des systèmes et des compétences à la suite d’épidémies meurtrières a permis de contenir deux (2) épidémies.

Cette étude rendue publique mardi 11 octobre 2022, qui rappelle que cette souche d’Ebola est survenue dans un contexte difficile où le pays faisait déjà face à d’autres virus complexes dont le Coronavirus, renseigne que la RDC s’est montrée plus résiliente.

« L’épidémie en RDC a pris fin après trois mois et 11 décès. Les vaccins ont été administrés avec succès, les infections chez les travailleurs de la santé ont été limitées et aucune des épidémies ne s’est propagée au-delà de la région dans laquelle elle est apparue », lit-on dans ce rapport.


Il faut cependant reconnaître que le pays de Lumumba avait connu de sérieux problèmes lors du début de sa réponse de 2018, et ce, malgré le succès de la maîtrise de plusieurs épidémies d’Ebola antérieures ; ce qui a entraîné une épidémie qui a duré jusqu’en 2020, explique-t-on. La situation sécuritaire volatile dans l’est du pays a été pour beaucoup dans cette difficulté.

« En raison du conflit régional en cours, le système de surveillance de la maladie s’était effondré. Les travailleurs de la santé étaient en grève en raison d’un différend sur le paiement des salaires en mai 2018, le moment où les enquêtes ont déterminé plus tard que le premier cas d’Ebola était apparu. En conséquence, aucun cas suspect n’a été identifié et aucune alerte n’a été émise pendant deux mois », explique “Resolve to save lives”.

Par ailleurs, l’apport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et d’autres partenaires internationaux a été très considérable quand les choses se compliquaient sur le terrain. Mais il a fallu un renfort des autres intervenants au vu de l’ampleur de la situation qui prenait des proportions inquiétantes.

« L’épidémie est devenue si importante qu’à son apogée, 16 000 intervenants locaux ont été nécessaires, en plus des 1 500 employés envoyés par l’OMS et d’autres déployés par d’autres partenaires internationaux. Au total, 171 travailleurs de la santé ont été infectés, et au total, l’épidémie a causé environ 2 280 décès parmi 3 470 cas diagnostiqués », note l’étude de cet organisme international spécialisé dans le domaine de santé.

Pour rappel, Ebola est un virus mortel qui proviendrait des chauves-souris. Les premiers symptômes ressemblent souvent à ceux de la grippe, mais peuvent évoluer vers un dysfonctionnement hépatique et rénal et des saignements internes et externes. En 2014-2016 et 2018-2020, des lacunes dans la détection et la réponse ont entraîné des retards qui ont permis à deux épidémies d’Ebola de devenir des épidémies.

Patrick Nguwo

 

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