Élections syndicales en RDC : les travailleurs appellent au renouvellement de la légitimité syndicale dans leurs entreprises

L’engagement du gouvernement pour le retour à la normale du fonctionnement des Syndicats dans les entreprises et autres établissements en République Démocratique du Congo crée des insomnies aux partisans du statu quo.

C’est en réalité, l’agitation totale qui est observée auprès de certains syndicats, du reste, en dépassement de mandat légal, depuis la prise d’un Arrêté par le ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, pour lancer le processus électoral dans les entreprises assorti d’un calendrier y afférent.

L’heure est donc aux grandes manœuvres pour empêcher coûte que coûte les élections syndicales et ainsi consacrer des avantages indus, notamment la poursuite de la perception des cotisations au détriment des travailleurs depuis 15 ans, 10 ans, 6 ans…
Le syndicat « la CLE » entend résister pour protéger les travailleurs
Ainsi, contre l’arbitraire, des voix s’élèvent pour que la machine enclenchée pour le renouvellement de la légitimité ne connaisse de frein, notamment avec des subterfuges trouvés, à savoir : la pression faite à la ministre de tutelle puis l’introduction d’une requête en référé suspension au Conseil d’Etat contre l’arrêté de la ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale (ETPS). L’objectif poursuivi est connu : obtenir l’annulation des élections pour opérer le glissement interminable et ce, avec le même discours de la guerre de l’est depuis 2014. Il s’agit là d’un argument fallacieux et insoutenable, selon le président du Syndicat la CLE. Et fort engagé pour la légalité, ce syndicat, au travers son président Maître José Kadima, entend conduire la colonne de la résistance pour protéger réellement les travailleurs.
Dans un appel lancé à ses camarades, Maître José Kadima n’est pas allé par le dos de la cuillère. Il s’est exprimé en ces termes : « Chers camarades, les élections syndicales font peur à plusieurs syndicats qui n’ont pas de bilan à présenter aux travailleurs après avoir géré des mandats en dépassement de délai légal de 3 ans.

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Dans certaines entreprises, les syndicats veulent empêcher les élections pour continuer à percevoir les cotisations au détriment des travailleurs depuis 15 ans, 10 ans, 6 ans…Les travailleurs doivent se réveiller.
Dans cette logique, ces syndicats ont effectué sans succès la pression sur madame la ministre du travail pour retarder les élections syndicales. N’ayant pas réussi cette tentative de consécration de l’illégalité, nous apprenons qu’ils ont introduit une requête en référé suspension au Conseil d’Etat contre l’arrêté de madame le Ministre du Travail. Ils visent l’annulation des élections pour opérer le glissement interminable et ce, avec le même discours de la guerre de l’est depuis 2014.

Le caractère indépendant de chaque syndicat oblige la CLE à protéger la dimension légale des activités syndicales en répliquant à tous les moyens y relevant concoctés par les syndicats déterminés à étouffer la liberté syndicale des travailleurs congolais. C’est notre façon de défendre la loi et les bénéficiaires qui sont les travailleurs.
Par ailleurs, le juge administratif sera étonné qu’un acte administratif soit attaqué sans évoquer le grief, sans prouver son illégalité, sans établir son abus de droit ou de pouvoir dans le chef de son initiateur.
En évoquant la guerre à l’est pour faire annuler l’arrêté ministériel, les syndicats en perte de position n’ont pas compris la compétence matérielle du juge administratif.

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A cet effet, aucun motif sérieux n’étant présenté par eux, le juge dira simplement que sur la même période, les écoles, les universités, les compétitions sportives, les entreprises et les églises fonctionnent normalement.

Par conséquent, la guerre ne les ayant pas empêché à exercer leurs activités, il ne peut en être le cas pour le renouvellement de la légitimité syndicale consacrée par les dispositions constitutionnelles, légales et réglementaires en RDC.
Les élections syndicales relèvent du fonctionnement des entreprises et établissements de toute nature. L’on ne saurait empêcher la tenue des élections alors que les entreprises organisatrices fonctionnement et les syndicats y perçoivent les cotisations régulièrement. Qui plus est, le processus électoral syndical ne s’opère que pendant les heures de travail et sur le lieu de travail.
Conscients des sanctions leur promises les travailleurs fatigués de l’absence des résultats dans la défense de leurs intérêts, un groupe des syndicats classiques veut préserver les avantages égoïstes sans se soucier du respect de la loi, des droits collectifs des travailleurs et de l’évolution du droit congolais du travail.
Au même où le monde syndical fait trembler le paysage politique en France avec les questions des retraites et des conditions de travail, l’intersyndicale au Congo, n’ayant rien compris de son rôle, et incapable d’aborder la problématique des droits sociaux pour les travailleurs, ne se déploie que pour défendre ses privilèges personnels.
Le syndicat la CLE conduira la colonne de la résistance pour protéger réellement les travailleurs ».

CP

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