Le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en RDC vient de rendre publique un rapport circonstancié sur la situation sécuritaire et humanitaire dans la province de l’Ituri, singulièrement aux territoires de Mambasa et Irumu.
Mambasa connaît une résurgence de l’insécurité née des attaques menées par des éléments armés. Les 24 et 25 juin, des éléments armés ont tué au moins six (6) civils, enlevé plusieurs personnes et incendié plus de trente (30) maisons dans plusieurs villages de la zone de santé de Lolwa, selon les autorités locales.
Ces incidents ont contraint environ sept mille (7 000) personnes qui étaient revenues entre novembre 2022 et juin 2023 dans huit (8) villages à se déplacer de nouveau.
La résurgence de l’insécurité observée entre Mambasa et Lolwa depuis avril pourrait affecter le retour progressif des personnes déplacées, amorcé depuis novembre 2022.
Tandis que des efforts sont menés pour sécuriser la région, des efforts sont également consentis pour la cohésion sociale. Un consortium d’ONG a organisé, du 27 au 28 juin, un dialogue communautaire pour discuter des causes profondes des conflits et proposer des solutions pour renforcer la cohésion sociale et consolider la paix entre les communautés de Mambasa, indique ce document parvenu à ACTU7.CD
Pendant ce temps, dans le territoire d’Irumu, treize (13) personnes ont péri dans une attaque des présumés rebelles ADF au village Mutuwey, dans la chefferie des Walese Vonkutu le 29 juin. Ce nombre s’ajoute à dix-huit (18) autres civils massacrés et une quinzaine enlevée entre les 14 et 17 juin dans les localités de Mayalibo et Mambelenga, à Walese Vonkutu, dans la zone de santé de Komanda, selon des partenaires humanitaires locaux.
Cette situation a occasionné un déplacement de plus de cent (100) familles vers des endroits jugés mieux sécurisés.
Le 17 juin, une personne a été tuée et deux (2) autres blessées lors de l’explosion d’un engin artisanal dans la localité d’Apamayaya.
Le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en RDC plaide auprès des autorités provinciales pour des mesures de protection des civils.
Moïse Ulang’u





