Ituri : Au moins 40 personnes tuées entre le 12 et 14 juillet dans les territoires d’Irumu et de Mambasa (OCHA)

 

Le bureau de la coordination des Nations Unies aux affaires humanitaires (OCHA) en RDC a rendu public, le 21 juillet dernier, un rapport circonstancié consulté par ACTU7.CD ce lundi. Ce document parle de la situation sécuritaire et humanitaire des personnes civiles dans les territoires d’Irumu et Mambasa.

Depuis plusieurs semaines, des violences armées se poursuivent dans le territoire d’Irumu, provoquant d’énormes besoins humanitaires parmi les civils. Du 12 au 14 juillet dernier, au moins vingt-quatre (24) personnes ont été tuées et quatre (4) autres blessées lors des affrontements entre deux (2) groupes armés dans l’aire de santé de Mwanga. Cinq (5) autres personnes ont été enlevées et un centre de santé local incendié lors de ces violences.

Par ailleurs, plus de vingt-deux mille neuf cents (22 900) personnes, soit le 4/5 de la population de la zone, ont dû fuir vers des villages situés dans la périphérie de la ville de Bunia en raison de ces violences répétées, peut-on lire dans ce rapport.


Deux (2) organisations humanitaires ont, par conséquent, suspendu leurs activités dans la région, affectant ainsi plus de trois mille cinq cents (3 500) personnes déplacées, dont des enfants de moins de cinq (5) ans.

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Depuis avril, l’aire de santé de Mwanga a accueilli plus de quatorze mille (14 000) personnes déplacées fuyant la violence.

En territoire de Mambasa pendant ce temps entre le 13 et 14 juillet, seize (16) civils ont été tués dans leurs champs dans les villages d’Apetineko, Mabuo (zone de santé de Lolwa) et Mandimo (zone de santé de Mandima) selon les autorités locales. Ces incidents ont provoqué le déplacement d’environ un million cinq cents (1 500) personnes vers des localités avoisinantes. D’autres résidents, dont le nombre reste inconnu, se sont déplacés vers la province du Nord-Kivu, indiquent des sources humanitaires.

Des acteurs humanitaires ont appelé les autorités locales à renforcer la protection des civils dans la zone, particulièrement pendant cette période de récolte du cacao, ajoute ce document de OCHA.

Moïse Ulang’u, à Bunia

 

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