Ituri : A Bombo et Bandaka, la PCR travaille la nuit

 

Dans les chefferies de Bombo et Bandaka, à plus de cent (100) kilomètres à l’ouest de Mambasa, dans la province de l’Ituri, la Police de Circulation Routière (PCR) maintient ses barrières au delà de 17 heures.

Il s’agit de deux (2) barrières dont l’une située à la sortie sud de la cité de Badengaido (Bombo) et l’autre à quelques quatre (4) kilomètres à l’entrée de la cité de Niania (Bandaka). Sur ces barrières, des agents de police perçoivent le fameux « rapport » auprès des chauffeurs et motocyclistes. Un « rapport » qui varie selon « les humeurs et les affinités » des agents de l’ordre avec les conducteurs.

« C’est quel argent ça que tu donnes? », lance le policier à notre chauffeur qui s’apprête à traverser la barrière de Badengaido. « Vieux, prenez ça comme ca. J’ajouterai à mon retour », répond le chauffeur tenant un billet de mille (1000) francs.


« (…) Ce pays vraiment ! La PCR à cette heure sur la route, elle fait quoi exactement ? Juste se faire de l’argent, aucune préoccupation pour la sécurité. Est-ce qu’on vous a demandé de montrer vos cartes ou même contrôler les bagages ? Non… Ce pays est mort », conclut notre chauffeur, l’air grave et concentré sur son volant.

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À 20 heures passées, la même scène nous acceuille au point kilométrique 4 à l’entrée de la cité de Niania. Ici, aucun contrôle de sécurité sur les passagers. Notre chauffeur coupe le moteur et s’avance vers les paillottes mal éclairées où sont postés les agents de l’ordre. Ceux-ci lui exigent la liste de ses passagers et… de l’argent. Une vive discussion éclate…

Finalement, les deux (2) parties s’accordent. Un agent vêtu en civil vient lever la barrière et nous poursuivons notre voyage. Pourtant, la région connaît un regain de cas d’insécurité, oeuvre des hommes porteurs d’arme…

La Rédaction

 

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