Débats sur les affectations administratives : la Société civile de Kikwit appelle au dialogue entre le Kwilu et le Kwango

 

La Coordination urbaine de la Société civile de Kikwit appelle au dialogue entre les différents acteurs du Kwilu et du Kwango face aux tensions suscitées par les débats autour de certaines affectations et nominations dans l’administration publique.

Dans un message rendu public dimanche 13 septembre 2026 à Kikwit par sa cellule de communication, cette structure citoyenne demande aux autorités, aux organisations de la société civile et aux structures de jeunesse de privilégier les mécanismes légaux pour régler les éventuelles contestations.

Pour la Société civile de Kikwit, les décisions administratives doivent être appréciées à partir de critères objectifs, notamment la compétence, la légalité, la méritocratie et l’intérêt général.


Elle met ainsi en garde contre toute tentative de donner une dimension communautaire aux débats portant sur les affectations des agents publics.

La structure citoyenne rejette notamment les discours qui présentent certains fonctionnaires comme des infiltrés en fonction de leur province d’origine. Elle estime qu’un ressortissant du Kwilu affecté au Kwango, ou un Kwangolais travaillant au Kwilu, ne devrait pas être considéré comme un étranger ou un adversaire.

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La Société civile de Kikwit appelle également les jeunes à faire preuve de responsabilité dans leurs publications sur les réseaux sociaux. Elle les invite à éviter les injures, les menaces et les accusations collectives susceptibles d’exacerber les tensions.

Selon cette structure, les différends administratifs doivent être réglés dans les cadres institutionnels prévus par les textes de la République et non à travers des affrontements sur les réseaux sociaux.

Elle appelle, dans ce cadre, les autorités politico-administratives, les organisations citoyennes, les structures de jeunesse et les autres forces vives à ouvrir un espace de dialogue afin de prévenir toute escalade.

La Coordination urbaine de la Société civile de Kikwit insiste également sur les liens historiques, humains et culturels qui unissent les populations du Grand Bandundu.

Elle estime que la séparation administrative entre le Kwilu, le Kwango et le Maï-Ndombe ne devrait pas remettre en cause ces relations.

« Le Kwango appartient aux Kwangolais, le Kwilu appartient aux Kwilois, le Maï-Ndombe appartient à ses filles et fils, mais le Grand Bandundu appartient à notre histoire commune », souligne-t-elle.

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Au terme de son message, la Société civile de Kikwit appelle à privilégier le dialogue, la justice, la méritocratie, la cohésion sociale et la paix, tout en invitant les utilisateurs des réseaux sociaux à vérifier les informations avant leur diffusion.

Cette prise de position intervient dans un contexte de débats autour de certaines affectations et nominations administratives, qui suscitent des réactions parmi les ressortissants du Kwilu et du Kwango.

Emery Lucky Poya

 

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