Manifestations sanglantes à Goma : Au moins 8 morts et une vingtaine des blessés dans une marche contre la MONUSCO

 

La ville de Goma, en République démocratique du Congo (RDC) est le théâtre de violentes manifestations ce mercredi 30 août. Un groupe se faisant appeler « Wazalendo » a organisé une protestation contre la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO), accusant cette dernière de négligence envers la population locale. Les chiffres provisoires font état d’au moins huit (8) morts et d’une vingtaine des blessés, selon des sources proches de l’église MECIATH, qui était l’organisatrice de cette manifestation.

La tension était palpable dans les rues de Goma dès les premières heures du matin. Les manifestants, principalement issus des quartiers « défavorisés », se sont rassemblés pour exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme un manque d’action de la MONUSCO pour protéger les civils de la violence persistante dans la région.

Des affrontements violents ont rapidement éclaté entre les forces de sécurité congolaises et les manifestants. Des coups de feu ont été tirés et des grenades lacrymogènes ont été utilisées pour disperser la foule. Les églises et les hôpitaux locaux ont été submergés par l’afflux des blessés, dont certains atteints par balles, selon un membre de l’hôpital CBCA Ndosho.

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La MONUSCO, qui compte plus de 20.000 soldats déployés dans le pays, a été vivement critiquée ces derniers mois pour son inaction présumée dans la protection des civils. Malgré son mandat de maintien de la paix, des groupes armés continuent de semer la terreur dans de nombreuses régions de la RDC, et les habitants estiment que la mission onusienne n’en fait pas assez pour les protéger.

Le groupe « Wazalendo » affirme que la MONUSCO ne remplit pas son rôle et suggère qu’elle devrait quitter le pays si elle n’est pas en mesure de garantir la sécurité de la population. La manifestation de ce mercredi était une tentative pour attirer l’attention sur cette question. Cependant, la situation a rapidement dégénéré en violences incontrôlées.

Lundi, le maire de la ville a déclaré que la manifestation était illégale. Il a exhorté les habitants de Goma à rester calmes et à ne pas céder à la violence.

Alors que la journée avance, la circulation dans la ville reste timide. Les autorités locales ont déployé des forces de sécurité supplémentaires pour maintenir l’ordre et prévenir de nouveaux affrontements.

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David Lupemba

 

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