L’annonce de l’opération d’évacuation et saisie des véhicules abandonnés et/ou en mauvais état sur la voie publique à Kinshasa a réjoui la population en ce qu’enfin les artères bombées des engins de cet ordre seraient libérées, contribuant ainsi à dégager la chaussée.
Un autre élément à saluer c’est la fluidité du trafic routier souvent perturbé. Ces véhicules constituent également des cachettes des Kulunas (bandits urbains) auteurs de l’insécurité grandissante dans la capitale. Seulement voilà, il se fait que parmi ces vehicules se trouvent ceux de la police, elle même abandonnés pour divers motifs ou encore en circulation mais en très mauvais état.
D’où par application du principe selon lequel, la loi est opposable à tous, la Police est appelée à commencer par évacuer ses propres véhicules avant de s’attaquer aux autres véhicules dont les propriétaires sont tombés sous le coup de la loi. Ne pas le faire, renvoie à une autre interprétation de la loi. Aussi, évacuer le reste des véhicules et laisser ceux de la police servirait à quel résultat? Une question lancinante dès lors que nul n’ignore la mentalité kinoise. Ne rien prendre au sérieux et croire que la loi est éphémère.
Servir d’exemple constituerait un élément de taille dans le respect par la population
des normes établies.
Nul kinois ne saurait perdre de vue que la plus part des véhicules de la police sont en très mauvais état. Il faudra pour cela, les déclasser, les évacuer de la voie publique. C’est bien là, remettre de l’ordre.
Des avenues sont bloquées dans plusieurs communes dont Kasa Vubu en tête par ces véhicules des particuliers abandonnés parce qu’en mauvais état. Il faudra aussi souligner le fait que ces avenues servent désormais des voies de recours en ces temps dominés par les embouteillages monstres contre lesquels aucun remède efficace n’est appliqué par la Police accusée souvent d’inactivité.
Mupechi Pech André





