Le journaliste Jacob Séraphin Nkita est au cœur des intimidations et menaces, de la part des responsables de l’école polytechnique Professeur Lumanu, oeuvrant au cœur de la ville de Mbuji-Mayi, capitale provinciale du Kasaï-Oriental.
Ce chevalier de la plume et du micro est faussement culpabilisé d’avoir terni l’image de l’école, à la suite de la diffusion, sur les antennes de son média dénommé Radio Fondation Daniel Madimba (FDM Radio), d’une information où les professionnels de la craie ayant boycotté les derniers jours de surveillance des examens du premier semestre, dénonçaient les irrégularités qui entachent le processus de paiement de leurs salaires mensuels, malgré les frais scolaires éléphantesques payés par les élèves en guise de participation.
Le Préfet de cette école, John Kanyeba Ngoyi, contacté juste après la réception des doléances des enseignants qui ont requis l’anonymat, a d’abord accepté de donner sa position (droit de réponse), avant de se laisser ballotter par ses proches, pour finalement emprunter le chemin de la justice, dans l’intention, non pas d’obtenir réparation s’il estime avoir raison, mais de contraindre de manière effrénée le journaliste à citer nommément sa source, faute de quoi, il fera de son mieux pour qu’il soit détenu dans les amigos du parquet de grande instance de Mbuji-Mayi, où un dossier judiciaire est déjà ouvert à sa charge.
Il convient de souligner que le mandat de comparution imposé à Jacob Séraphin Nkita, également journaliste à ACTU7.CD, est très lacunaire. Même s’il est vivement menacé par ses bourreaux de l’EP Lumanu, les invitations du parquet de grande instance sollicitant le journaliste devraient porter son identité complète.
Dès lors, le personnel de l’EP Lumanu dit avoir touché le salaire de janvier de manière soudaine, juste après la diffusion de l’information, le 16 février 2025. À les en croire, les responsables de l’école troublés par cette vérité têtue diffusée dans les médias, ont rapidement innové le mode de paiement afin de se justifier face aux accusations fondées des enseignants, pour lesquelles ils s’acharnent contre le journaliste dans le but effréné de le contraindre à dévoiler sa source, sous menace de détention au parquet. Cela intervient après que leur volonté machiavélique a été décriée par les enseignants à la presse.
Ces menaces que subit Jacob Séraphin Nkita depuis près d’un mois, constitue un affront à la liberté de la presse et tendent à une forme de colonisation médiatique. Les corporations en charge de la presse tant au niveau national que provincial sont appelées à s’impliquer, pour garantir sa sécurité et son bien-être.
La Rédaction





