La lutte contre les antivaleurs à la société Minière de Bakwanga (MIBA SA) n’a pas encore connu son épilogue. Ce week-end, les enfants des travailleurs de MIBA ont effectué une marche pacifique d’indignation pour exiger la rupture du contrat entre leur firme et la société SEKO Énergy, chargée de rénover la centrale hydroélectrique de Lubilanji 1.
Pour ces citoyens, les travaux à la centrale tournent au ralenti, depuis que SEKO est aux affaires. Ils accusent les responsables de cette entreprise de manquer non seulement de volonté, mais surtout de moyens nécessaires pour effectuer ces travaux importants dans la relève de la Minière de Bakwanga.
Au regard de cette « défaillance », le collectif des enfants MIBA réclame MightyLand, une société qui avait mené des études à la centrale hydroélectrique de Lubilanji 1 mais déclassée mystérieusement. Ils expliquent que MightyLand dispose les capitaux frais, capable de rénover la centrale et supporter la paie mensuelle des travailleurs de l’ENERKA, qui accusent des impaiements sous SEKO.
D’autre part, le collectif a plaidé pour l’amélioration de la situation sociale des travailleurs de la MIBA, qui croupissent dans la misère, en raison de plusieurs mois d’impayements. Ils ont proposé leur prise en charge efficace, pour garantir leur bien-vivre.
Débuté au cercle Tshikisha dans la commune de la Kanshi, cette manifestation pacifique a séché à l’assemblée provinciale du Kasaï-Oriental, où un mémorandum reprenant toutes ces doléances a été lu et déposé.
Côté SEKO, on ne l’entend pas de cette oreille. Ses représentants au Kasaï-Oriental rejette les accusations du collectif, et précise que les travaux, portant bloqués par l’arrivée tardive des matériels, évoluent actuellement sans difficulté. Ils indiquent que SEKO est parmi les grandes entreprises du monde et sera capable de s’acquitter de sa tâche, avec les lots de matériels attendus.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi





