Plusieurs cultivateurs qui empruntent la route Oïcha-Maleki, Territoire de Beni se révoltent contre la taxe sur les produits agricoles perçue ces jourspar des agents de l’Etat.
Ces agriculteurs ne cessent de qualifier cette perception d’une tracasserie.
« Le mois passé et ce mois-ci, chaque colis du palme, de banane, est taxé à un prix varié. Pour tous ces produits, il faut obligatoirement payer », se plaignait l’une des agricultrices œuvrant à Baeti.
Des agriculteurs sont allés il y a quelques jours, au Bureau administratif de la commune d’Oïcha, avant de se rendre au Bureau du Secteur de Beni-Mbau pour faire entendre leur plainte.
Selon Babu Heri, Secrétaire Administratif du Secteur de Beni-Mbau, la taxe perçue sur les produits agricoles à chaque barrière dans le secteur de Beni-Mbau, en territoire de Beni n’est pas illicite, contrairement à ce qui se dit sur les réseaux sociaux et dans la communauté.
« Cette perception est reconnue par l’État et existe depuis environ deux ans maintenant. Elle ne concerne que les produits champêtres destinés à la vente et pas à la consommation en famille», précise-t-il.
Il poursuit que les percepteurs de la taxe sur les produits agricoles se servent de la quantité des produits emportés des champs pour quantifier la part de l’État. Il justifie cette dernière par le fait que le secteur de Beni-Mbau, comme d’autres entités à travers le pays, devrait produire des recettes pour son bon fonctionnement.
« Les cultivateurs devront s’acquitter de ce devoir patriotique pour permettre le développement du territoire. Cet argent est utile pour la réhabilitation des routes des dessertes agricoles, le défrichement des forêts aux bords des routes … », a-t-il expliqué.
Par rapport à la tracasserie et la taxation sans quittances dont sont doigtés certains taxateurs, Babu Heri, invite les agents commis aux barrières à éviter d’inquiéter les agriculteurs, mais aussi, ils sont obligés de donner un reçu à chaque perception : « Nous avions déjà reçu plusieurs plaintes de la part des agriculteurs sur le comportement malsain de certains taxateurs qui s’adonnent à la tracasserie. Nous allons procéder à des sanctions, après la documentation des cas », a-t-il conclu.
Jean-Claude Mbafumoja





