Suite aux pluies diluviennes qui s’abattent régulièrement sur Kinshasa, le tissu écologique et urbain de la capitale congolaise continue de se dégrader de manière alarmante. Si certaines routes bénéficient actuellement de travaux de réhabilitation, d’autres, en revanche, présentent des fissures et des dégradations inquiétantes.
C’est notamment le cas de l’avenue Kulumba, qui relie la commune de Masina à celle de Limete avant de déboucher sur la route poids lourd menant au boulevard du 30 juin. Sur le tronçon compris entre l’arrêt Point Chaud et le quartier Kingabwa (Limete), l’état des infrastructures est catastrophique. La circulation y est rendue extrêmement difficile pour les usagers. Certains conducteurs doivent effectuer des manœuvres acrobatiques pour éviter les nids-de-poule et autres obstacles.
Les visages sont marqués par la frustration et la fatigue face aux difficultés quotidiennes rencontrées sur cette voie essentielle. Ces usagers lancent un appel pressant aux autorités urbaines pour qu’elles prennent enfin leurs responsabilités et mettent fin à cette situation dramatique.
« Parfois, cela nous fait vraiment mal. L’avenue est en ruines, ce qui complique énormément notre travail. Nous sommes souvent contraints d’emprunter d’autres itinéraires pour atteindre notre destination. L’avenue Kulumba est d’une grande importance puisqu’elle relie Masina à Limete avant d’arriver à la route poids lourd vers le boulevard du 30 juin, mais elle est totalement négligée. Il est urgent que les autorités agissent », a déclaré un conducteur rencontré sur place.
Tout au long de l’avenue, des nids-de-poule profonds et des accumulations d’eau stagnante créent autant d’obstacles qui entravent la circulation fluide. Plusieurs conducteurs s’inquiètent également des pannes fréquentes que subissent leurs véhicules en traversant ces zones dégradées.
« Nos engins tombent souvent en panne lorsqu’ils passent par ces endroits abîmés. Nous demandons aux autorités urbaines une intervention rapide afin d’éviter que la situation ne s’aggrave davantage », a souligné Bouckson Kabongo, un autre conducteur affecté par ces conditions.
Malgré le lancement officiel des travaux de réhabilitation par le chef de l’État il y a quelques années, les progrès restent très limités et les chantiers avancent au ralenti. Cette lenteur inquiète les habitants et usagers qui espèrent une action urgente pour redonner vie à cette artère vitale.
Une intervention rapide apparaît aujourd’hui comme la seule solution viable pour sortir cette portion stratégique de Kinshasa du marasme dans lequel elle se trouve.
Frank Kalonji





