Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé ce mardi 10 juin à Kolwezi, la mise en œuvre progressive de l’assurance maladie obligatoire, marquant une nouvelle étape dans la politique de santé du pays. Cette annonce a été faite à l’ouverture de la 12ᵉ Conférence des gouverneurs, en présence des représentants provinciaux venus de tout le territoire national.
Saluant les premiers résultats encourageants de la Couverture santé universelle (CSU), déjà amorcée au niveau national, le Chef de l’État a défendu l’élargissement du dispositif à l’ensemble de la population. « Dans cette dynamique, je vous annonce la mise en œuvre progressive de l’assurance maladie obligatoire », a déclaré Félix Tshisekedi, insistant sur l’importance de construire cette réforme sur des bases solides, participatives et durables.
Le projet repose sur un consensus forgé au sein du Conseil national du travail, qui a réuni les partenaires sociaux autour d’un dialogue constructif. Le président a ainsi dévoilé les modalités de financement retenues : « Un dialogue social inclusif, conduit dans le cadre du Conseil national du travail, a permis de définir les modalités de cotisations équitables : 2 % à la charge des employeurs et 0,5 % pour les travailleurs ».
Au-delà du financement, le gouvernement veut changer en profondeur l’accès aux soins. L’assurance maladie obligatoire se veut un instrument de transformation sociale, en luttant contre l’exclusion sanitaire. « Cette réforme vise à élargir l’accès aux soins, renforcer la protection financière des ménages et mobiliser des ressources domestiques pour réduire notre dépendance à l’aide internationale », a poursuivi le Président Tshisekedi.
Les autorités promettent un dispositif attentif aux plus vulnérables, souvent écartés des systèmes de soins. Le Chef de l’État entend faire de cette mesure un levier d’inclusion sociale, dans un pays où l’accès aux services de santé reste encore inégal.
PK





