Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont fermement condamné une série de « crimes graves » perpétrés par la coalition RDF/M23-AFC à l’encontre de la population civile dans la province du Nord-Kivu. Dans un communiqué signé par le Major Nestor Mavudisa Kamba Mayoyo, porte-parole de la Troisième Zone de Défense, l’armée congolaise dénonce des actes crapuleux et criminogènes qui violent le processus de paix en cours.
Selon le communiqué, le 28 août 2025, des combattants de cette coalition armée ont mené une patrouille sur la colline Kimoo, surplombant la cité de Mikumbi, dans le groupement de Ruberiki, territoire de Masisi. Ces hommes ont incendié plusieurs maisons d’habitation à Kibati, avant d’enlever une douzaine de civils congolais, sans réaction apparente de leurs supérieurs hiérarchiques, indique l’armée.
Dans la même journée, un contingent a également été intercepté à Malimmingi. Plusieurs personnes y ont été arrêtées illégalement, dont certains mineurs qui auraient été utilisés comme pisteurs, tandis que d’autres ont été contraints à servir de boucliers humains dans les zones de Bukubirwa et Musanga, dans le territoire de Walikale.
Le lendemain, un autre crime a été signalé. Les FARDC parlent d’un recrutement forcé de 50 jeunes garçons, y compris des mineurs, dans le territoire de Rutshuru. Ils auraient été transférés à Nyongera pour une formation militaire, dans le but de renforcer les rangs de la coalition et d’étendre leur présence illégale.
Les FARDC qualifient ces actes d’imprescriptibles, relevant qu’ils sont commis avec une cruauté inacceptable et constituent une violation manifeste des normes internationales ainsi que du processus de paix engagé en RDC.
JC Mbafumoja





