La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) est montée au créneau ce lundi 6 octobre pour fustiger la décision de la Haute Cour Militaire ayant condamné à mort l’ancien président Joseph Kabila. Dans une déclaration publique, les évêques catholiques se disent « horrifiés » par ce verdict qu’ils qualifient d’atteinte grave à la dignité humaine et aux principes fondamentaux consacrés par la Constitution congolaise. La CENCO rappelle avoir déjà, en mars 2024, demandé au gouvernement de maintenir le moratoire sur la peine capitale, estimant qu’aucune circonstance ne saurait justifier le recours à une mesure jugée « inhumaine ».
Pour l’épiscopat congolais, une telle décision judiciaire intervient dans un contexte délicat où le pays fait face à des menaces sécuritaires majeures. Les évêques appellent les autorités à privilégier la recherche de la paix et la cohésion nationale plutôt que des actions susceptibles d’exacerber les divisions internes. « Dans cette période de guerre, il est impératif d’unir le peuple autour de valeurs communes plutôt que d’alimenter la fracture nationale », insiste la CENCO dans son communiqué.
Tout en reconnaissant les efforts du gouvernement pour rétablir la stabilité, la CENCO plaide pour un dialogue inclusif impliquant toutes les forces politiques et sociales du pays. Selon elle, seule une approche concertée permettra de sortir la RDC du cycle de conflits et de méfiance qui mine la nation depuis des décennies. Les évêques exhortent enfin les acteurs politiques à honorer les engagements pris dans les différents accords de paix, condition essentielle à la restauration de la confiance mutuelle et à la consolidation de l’unité nationale.
PK





