Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a de nouveau clarifié sa position face aux appels de l’opposition pour un dialogue national. S’exprimant devant la diaspora congolaise de Belgique samedi 11 octobre, il a rejeté toute idée de pourparlers incluant des acteurs qu’il considère comme liés au Rwanda. « À moins qu’on me tue, mais tant que je serai vivant, ça n’arrivera pas », a-t-il tranché, tout en précisant : « On veut d’un dialogue entre Congolais qui sont tous contre cette agression. »
Le Chef de l’État congolais a insisté sur la nécessité d’une position claire face à ce qu’il qualifie d’agression du Rwanda. « La seule chose que je demande à ces gens qui veulent le dialogue, c’est de nommer et de condamner l’agresseur », a-t-il lancé. Selon lui, il n’est pas question de dialoguer avec des « émissaires des agresseurs » qui, une fois à la table des discussions, « ne parlent que des intérêts des agresseurs ».
Revenant sur sa récente démarche envers le Président rwandais Paul Kagame, Tshisekedi a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’un signe de faiblesse. « Je sais que ça a troublé, je ne tiens pas compte de ce qui est sorti, je sais qu’ils vont réfléchir et me faire une offre, c’est ce que j’attends », a-t-il expliqué. Pour lui, la paix reste une priorité, mais pas à n’importe quel prix. « La paix des braves n’est pas une faiblesse », a-t-il martelé.
En réponse aux critiques du Rwanda, qui a qualifié sa main tendue de « comédie politique ridicule », le Président congolais a justifié son geste comme une démonstration de bonne foi. « On commençait à vouloir nous présenter comme des gens qui ne voulaient pas la paix, qui voulaient la guerre, et moi, j’ai voulu montrer au monde entier que ce n’est pas vrai. Nous sommes les premiers à vouloir la paix. Ainsi, j’ai tendu la main et vous avez vous-même suivi la réponse », a-t-il déclaré sous les applaudissements de la diaspora.
PK





