À voir les files de véhicules sur les principales artères de Kinshasa, on est vite tenté de conclure, sans peur d’être contredit, que la maladie appelée embouteillages a atteint un stade chronique.
Pire encore, l’heure ne compte plus. Le drame se vit aussi bien en journée qu’à la tombée de la nuit et jusque tard dans la soirée, avec des conséquences notables sur le plan professionnel. Être ponctuel à son travail s’est transformé en une véritable corvée, un exercice de forces bombées.
La même situation s’observe lors du retour au domicile. Parvenir à Ndjili en provenance du centre-ville est devenu une amère épreuve. La santé est parfois violemment affectée par les longues heures passées, cloîtré à bord d’un moyen de transport généralement insécurisant.
Les festivités de fin d’année sont également pointées du doigt comme l’un des facteurs à la base des embouteillages monstres à Kinshasa : un afflux incontrôlé de véhicules et de motos-taxis, avec à la clé un laisser-aller qui frise l’indifférence des autorités en charge du transport en commun, tant au niveau provincial que national.
La suspension de l’opération Tosa Bâ Tosa yo, pour des raisons liées aux festivités de fin d’année — alors que cette mesure commençait déjà à produire des résultats en matière de fluidité de la circulation routière — est aussi identifiée parmi les causes de l’aggravation de cette maladie. En attendant sa reprise prévue au mois de janvier, vive l’anarchie, vive les embouteillages sur les différentes artères de la capitale.
Zamenga Odimbale





