Nicolas Kazadi sur les traces de Matata Ponyo ?

 

Ancien ministre des Finances du gouvernement Sama Lukonde sous le premier quinquennat de Félix Tshisekedi, Nicolas Kazadi se signale aujourd’hui par des initiatives d’investissement privé dans son espace d’origine, notamment à Miabi, son territoire natal, et à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental.

À Miabi, l’ex-argentier national a récemment mis en service une boulangerie, destinée à améliorer l’approvisionnement en pain d’une population longtemps confrontée à une offre insuffisante en produits de panification.
À Mbuji-Mayi, il est également cité comme propriétaire d’une limonaderie, une unité de production de boissons gazeuses, très prisées par la jeunesse congolaise.

Ces investissements, salués par certains comme une contribution au développement local, suscitent néanmoins des interrogations dans l’opinion.


Une comparaison qui interroge
Pour certains observateurs, cette reconversion apparente rappelle le parcours de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, aujourd’hui poursuivi par la justice congolaise dans l’affaire du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Condamné par contumace, Matata Ponyo, actuellement en dehors du pays, est notamment accusé de détournement de fonds publics liés à ce projet, avant d’avoir lancé des initiatives privées, dont une université portant son nom à Kindu.

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La comparaison, bien que discutée, alimente le débat public : les investissements privés d’anciens hauts responsables publics doivent-ils être perçus comme une simple reconversion économique ou comme une stratégie de repositionnement après l’exercice du pouvoir ?

Le cas Nicolas Kazadi
S’agissant de Nicolas Kazadi, il convient de rappeler que, durant son passage au ministère des Finances, son nom a été associé à plusieurs dossiers controversés, notamment ceux dits des forages et lampadaires. Toutefois, un premier dénouement judiciaire est intervenu devant la Cour de cassation, qui ne l’a pas retenu comme responsable pénal à ce stade.

Dès lors, aucune condamnation définitive ne pèse aujourd’hui contre l’ancien ministre. Les interrogations exprimées relèvent davantage du débat politique et de l’opinion que de décisions judiciaires établies.

Surnommé « Ya Nico », Nicolas Kazadi semble, pour l’heure, réussir sa reconversion dans l’entrepreneuriat local. Reste à savoir si le temps et la justice confirmeront définitivement cette sortie de scène politique sans poursuites ultérieures, dans un contexte où l’influence des anciens dirigeants demeure souvent éphémère.

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Zamenga Odimbale

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