Nouveau report des élections à la FECOFA et dans les ligues nationales : à qui profite le flou ?

 

Les reports s’enchaînent dans le processus électoral de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) et de ses ligues nationales. Le dernier en date a été annoncé dans un communiqué de la Fédération internationale de football association (FIFA) rendu public mercredi 11 mars.

Cette nouvelle décision soulève plusieurs interrogations, notamment sur les raisons réelles de ces reports successifs et sur les éventuels intérêts que certains pourraient tirer de ce climat d’incertitude.

Pour plusieurs analystes sportifs, rien ne semble véritablement justifier ce nouvel ajournement des élections à la FECOFA ainsi qu’au niveau des ligues nationales, alors même que la clôture du dépôt des candidatures est intervenue le 12 mars.


En suivant la chronologie des faits, ces scrutins ont déjà enregistré au moins trois décalages majeurs au cours des derniers mois.

En août 2025, le processus électoral avait été suspendu à la suite de la saisie judiciaire des comptes de la Fédération par l’équipementier O’Neills.

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Au début du mois de mars, les élections au sein des ligues nationales, notamment la Ligue nationale de football (LINAFOOT), la Ligue nationale de football féminin (LINAFF) et la Ligue nationale de football des jeunes, avaient été reportées d’un mois afin de permettre l’arrivée des délégués et de pallier le manque de moyens financiers.

Mais au moment même de la clôture du dépôt des candidatures, soit le 11 mars 2026, la Fédération Internationale de Football Association a annoncé un nouveau report global des élections au mois de mai, évoquant notamment des contraintes financières et des tensions internes.

Une décision qui, selon plusieurs observateurs, fragilise davantage le football congolais, déjà confronté à des difficultés organisationnelles persistantes depuis près d’une décennie.

Aujourd’hui, le processus électoral est marqué par une forte instabilité liée à des contraintes financières, logistiques, mais aussi à des interventions répétées de la FIFA.

Dès lors, une question demeure : à qui profite réellement ce flou autour du processus électoral à la FECOFA ?

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Seul l’avenir permettra d’y répondre avec exactitude. En attendant, le football congolais continue d’évoluer dans un climat d’incertitude qui ne favorise ni la stabilité institutionnelle ni le développement du sport roi en République démocratique du Congo.

Zamenga Odimbale

 

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