Plusieurs ponts situés sur la route Mbau-Kamango, en territoire de Beni (Nord-Kivu), présentent un état de dégradation avancé. Cette situation suscite de vives inquiétudes parmi les usagers. L’alerte a été lancée par la société civile forces vives du secteur de Beni-Mbau.
Selon cette structure citoyenne, au moins trois (3) ponts montrent déjà des fissures visibles. Elle appelle ainsi les autorités provinciales à agir rapidement pour prévenir d’éventuels accidents et garantir la sécurité des populations. Le premier rapporteur de la société civile locale, Dalmas Nzingene, reconnaît néanmoins les efforts réalisés dans la réhabilitation de la route, aujourd’hui redevenue praticable. Toutefois, il met en garde contre la détérioration des ponts.
« La route est désormais fréquentable, mais plusieurs ponts sont dans un état très critique », a-t-il déclaré. Il cite notamment les ouvrages sur la rivière Semuliki, la rivière Lesse au PK 40, ainsi que ceux situés entre les PK 24 et 25 et le pont Mamundioma.
Cet acteur souligne l’importance stratégique de cet axe routier. Selon lui, la route Mbau-Kamango relie la chefferie de Watalinga au reste du territoire de Beni et facilite les échanges commerciaux entre la République Démocratique du Congo et l’Ouganda via Nobili. Elle constitue également un corridor clé dans le cadre des opérations militaires contre les rebelles d’Allied Democratic Forces (ADF).
« Si cette route venait à être coupée, les conséquences seraient non seulement économiques mais aussi sécuritaires », a-t-il averti.
L’entreprise en charge des travaux de réhabilitation sur cette route précise que son mandat se limite à la remise en état de la chaussée, sans inclure la reconstruction des ponts. Longue d’environ 90 kilomètres, la route Mbau-Kamango reste l’un des axes les plus fréquentés du territoire, après celui reliant Beni à Kasindi. Elle joue un rôle essentiel dans le désenclavement de la chefferie des Watalinga et le commerce transfrontalier entre la RDC et l’Ouganda.
JC Mbafumoja





