La tension monte dans le territoire de Feshi, dans la province du Kwango, où les enseignants et les agents de l’administration publique, réunis au sein de leur intersyndicale, menacent de déclencher une grève pour dénoncer les retards répétés dans le paiement des salaires et des frais de fonctionnement.
Dans une déclaration rendue publique samedi 25 juillet, les représentants syndicaux affirment que plusieurs agents n’ont toujours pas perçu leur salaire du mois de décembre 2025, tandis que d’autres cumulent entre trois et quatre mois d’arriérés. Ils qualifient cette situation d’intenable et estiment qu’elle détériore gravement les conditions de vie des travailleurs de l’État.
Selon l’intersyndicale, ces retards de paiement ont plongé de nombreux enseignants et fonctionnaires dans un surendettement, les obligeant à contracter des emprunts à des taux d’intérêt élevés pour faire face aux besoins de leurs familles.
Les syndicalistes évoquent également les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’alimentation et aux autres services de base, faute de revenus réguliers.
Outre le paiement des arriérés, les agents publics réclament que la paie soit désormais effectuée directement sur leur lieu de travail.
Ils soutiennent que les déplacements vers d’autres localités pour retirer leurs salaires engendrent des dépenses supplémentaires qui réduisent davantage leur pouvoir d’achat.
L’intersyndicale prévient enfin que si ses revendications ne sont pas prises en compte dans les meilleurs délais, les enseignants et les fonctionnaires se réservent le droit de déclencher un mouvement de grève, avec le risque de perturber les activités scolaires et les services publics dans le territoire de Feshi.
Emery Lucky Poya





