La Représentante de Washington au Conseil de sécurité des Nations Unies a fait savoir que les États-Unis d’Amérique sont prêts à infliger des sanctions contre la coalition M23-RDF, qui massacre les populations dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Au cours de la réunion de mercredi, les USA ont clairement étalé ces sanctions, parmi lesquelles l’exclusion de Kigali des opérations de maintien de paix à travers le monde.
« Combien de fois devrons-nous encore nous réunir pour débattre du cycle prévisible des violations ? (…) Les États-Unis d’Amérique sont préparés à travailler avec les membres du conseil pour imposer des sanctions contre les auteurs. Nous demandons au conseil d’agir », a-t-elle déclarée.
Dans la foulée, Washington a, de nouveau, appelé le Rwanda et ses alliés à se retirer des localités occupées notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Il a également dénoncé les massacres perpétrés par la coalition M23-RDF, dans la ville de Bukavu, surtout contre les enfants, dénonçant la prise de l’aéroport Kavumu par les occupants.
Par ailleurs, les États-Unis ont condamné avec véhémence, les pillages des ressources naturelles congolaises par les militaires rwandais et les rebelles du M23, tout en prenant acte de la décision des autorités congolaises qui ont classés près de 38 sites miniers en « zone rouge ».
À cet effet, les États-Unis appelle les deux parties en conflit à s’engager dans les processus de Luanda et de Nairobi, pour apaiser des tensions et éviter l’escalade régional du conflit.
Pendant ce temps, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure très tendue. Kinshasa multiplie des appels pour exiger un cessez-le-feu immédiat et obtenir des sanctions contre le Rwanda ainsi que le retrait de l’armée rwandaise du sol congolais.
Frank Kalonji





