À Butembo, dans l’est de la RDC, des membres de groupes de pression et de mouvements citoyens sont descendus, mardi 18 novembre 2025, dans les rues pour dénoncer la persistance des massacres de civils attribués aux rebelles ADF dans le territoire voisin de Lubero. La marche pacifique a démarré de l’enclos CAFEKIT, sur l’avenue Goma, avant de se diriger vers la mairie en empruntant le boulevard Joseph Kabila. À l’hôtel de ville, les manifestants ont remis un mémorandum aux autorités urbaines.
Dans leur document, les jeunes exigent un renforcement immédiat des effectifs des FARDC et des Wazalendo dans les zones ciblées par les attaques, ainsi que le déploiement de ces forces sur le front contre les rebelles de l’AFC/M23. Ils appellent également à la reconnaissance des massacres de civils comme crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Le mémorandum plaide pour des actions politiques fortes :
« Nous attendons des autorités à tous les niveaux qu’elles posent des gestes forts et courageux, conformément à leurs responsabilités, afin de restaurer la confiance publique et d’ouvrir la voie vers une refondation sécuritaire. Nous demandons la fin de l’état de siège, dont la mission est loin d’être accomplie », lit-on dans le mémorandum.
Les manifestants recommandent par ailleurs le retour des élus nationaux de Butembo et de Lubero dans leurs circonscriptions, afin de travailler avec leurs électeurs à l’élaboration de pistes de solutions durables contre l’insécurité qui ravage la région depuis plusieurs années.
En réceptionnant le mémorandum, le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, a salué l’initiative des jeunes et les a encouragés à s’enrôler massivement dans l’armée et la police, estimant que la lutte pour la stabilisation de la région doit également venir « des fils et filles du pays prêts à servir sous le drapeau ».
JC Mbafumoja





