Les conseillers communaux de la ville de Kenge, dans la province du Kwango se sont réunis ce jeudi 18 juin 2026 au sein du Collectif des Conseillers communaux. Dans une déclaration politique lue par Stéphane Munzenza, ils accusent le Sénat d’avoir vidé de son sens le processus de décentralisation en les excluant de la deuxième lecture de la loi référendaire.
Pour ces élus de base, cette mise à l’écart contredit l’esprit de la Constitution. Invoquant l’article 5, qui consacre que la souveraineté nationale appartient au peuple et que tout pouvoir émane du peuple, ils rappellent être les représentants directs de la population, élus au suffrage universel direct.
Le Collectif dénonce une incohérence institutionnelle. Pris en compte lors du vote à l’Assemblée nationale, les conseillers communaux ont été purement et simplement écartés au Sénat. Une volte-face qu’ils qualifient de discrimination injustifiée.
« Cette exclusion est contraire aux principes d’inclusion, de démocratie participative et de décentralisation consacrés par les lois de la République », a martelé Stéphane Munzenza au micro tendu de ACTU7.CD
Les élus de proximité estiment que leur absence dans les débats sur la loi référendaire affaiblit la voix des collectivités territoriales décentralisées. Pour eux, décider de l’avenir institutionnel du pays sans ceux qui incarnent le pouvoir à la base revient à couper la loi de la réalité du terrain.
En conséquence, les conseillers communaux de Kenge interpellent la Chambre haute et exigent une correction immédiate. Ils réclament une représentation équitable de toutes les catégories d’élus dans les réformes constitutionnelles et la reconnaissance pleine du rôle des conseils communaux dans la gouvernance locale.
Tout en posant leurs revendications, ils réaffirment leur soutien au Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, garant selon eux de l’unité nationale et des institutions. Ils réitèrent aussi leur engagement pour la stabilité institutionnelle et le respect du mandat reçu du peuple.
Emery Lucky Poya





