Kwango : les épouses des enseignants de Ganaketi dénoncent sept mois d’arriérés de salaires à la veille de l’Examen d’État

 

À la veille du lancement de l’Examen d’État sur l’ensemble du territoire national, les épouses des enseignants de Ganaketi, une localité située dans le territoire de Feshi, en province du Kwango, ont exprimé leur vive inquiétude face à la situation salariale de leurs maris.

Dans un appel adressé aux autorités provinciales et nationales, elles dénoncent près de sept mois d’arriérés de salaires qui affectent non seulement les enseignants, mais également d’autres agents et fonctionnaires de l’État œuvrant dans cette partie du pays. Selon leurs déclarations, aucune rémunération n’aurait été versée depuis le mois de décembre dernier.

Cette situation plonge de nombreuses familles dans une précarité grandissante. Les ménages concernés éprouveraient d’énormes difficultés à faire face aux dépenses quotidiennes, notamment l’alimentation, les soins de santé et la scolarisation des enfants.


D’après les épouses des enseignants, l’absence des services bancaires chargés d’assurer le paiement des salaires dans la région serait à l’origine de ce retard prolongé. Elles estiment que cette situation ne peut plus durer et demandent une intervention urgente des autorités compétentes afin de rétablir les paiements.

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À quelques heures du début des épreuves certificatives, ces femmes craignent que les difficultés financières auxquelles sont confrontés les enseignants n’aient des conséquences sur le climat de travail dans les établissements scolaires. Elles soulignent que la sérénité des enseignants demeure un facteur important pour le bon déroulement de cette échéance scolaire nationale.

Face à cette crise, elles lancent un appel au gouvernement central, aux autorités provinciales du Kwango ainsi qu’aux services concernés afin que des mesures immédiates soient prises pour régulariser les salaires impayés et trouver des solutions durables au problème de paie dans les zones enclavées.

Par ailleurs, elles sollicitent également l’appui des personnes de bonne volonté pour venir en aide aux familles touchées par cette longue période sans rémunération, en attendant une réponse des autorités.

Leur plaidoyer intervient alors que des milliers de finalistes à travers le pays s’apprêtent à affronter les épreuves de l’Examen d’État, considérées comme une étape décisive de leur parcours scolaire.

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Emery Lucky Poya

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