Kasaï-Oriental : Le CSAC dénonce « le ton inapproprié » utilisé dans la correspondance du président de l’UDPS du 20 avril

 

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), coordination du Kasaï-Oriental a réagi à la dernière mise en garde de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) fédération de Mbuji-Mayi. Ce parti au pouvoir accuse le CSAC « d’indifférence et de négligence » face à la prolifération des messages de violences et de haine dans les médias.

Dans sa réponse à la lettre du président fédéral de l’UDPS Mbuji-Mayi, Ghislain Banza Kamuela dénonce ce qu’il qualifie des menaces contenues dans la récente lettre de l’UDPS lui adressée.

« À mon humble avis, Monsieur le président, la manière dont vous vous exprimez au sujet du CSAC n’est pas appropriée aux partis politiques. Je suis tenté de débusquer la main noire derrière qui risque de vous pousser à la violation de la loi… », écrit la coordonnateur du CSAC.


Il rappelle que le CSAC fonctionne sur base des textes qui le régissent et ne peut en aucun cas faire l’objet d’une quelconque pression.

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« Le conseil a, en son sein, une commission chargée de monitoring des médias et qui pose ses actes non parce qu’il subit une pression de quiconque, mais plutôt conformément à la loi et aux règles de l’art », complète t-il.

Guylain Banza Kamwela invitent donc « le procureur général et le commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise (PNC), de prendre au sérieux les menaces que vous préférez à l’institution CSAC ».

Depuis un certain temps, le CSAC est accusé de « sévir avec célérité » quand il s’agit des médias ou journalistes critiques envers le pouvoir en place et de faire le contraire à l’endroit des supporters du Gouverneur déchu, Jean Maweja Muteba.

En effet, le Président du comité fédéral de l’UDPS Jean-Paul Mbuebua Kapo a adressé une lettre en date du 20 avril au CSAC, dans laquelle il dénonçait « la négligence et l’indifférence de cet organe vis-a-vis des propos haineux qui passent dans certaines maisons de presse depuis la crispation du climat politique entre l’exécutif provincial et l’organe délibérant, climat qui a conduit à l’éviction de Jean Maweja de la tête de la province ».

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Hervé Landry Ngoyi, à Mbuji-Mayi

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