L’ONG internationale Human Right Watch alerte sur le surpeuplement et l’insalubrité des prisons de la République Démocratique du Congo qui présentent un grave risque de propagation de l’épidémie de Covid-19.
Dans un communiqué de presse publié vendredi 16 avril dernier, signé conjointement avec la MONUSCO, HRW indique que depuis le 21 mars 2020, les magistrats ont remis en liberté un peu plus de 2.000 personnes en détention provisoire ou détenues pour des infractions mineures, afin de réduire la population carcérale du pays.
Selon la Mission de Maintien de la Paix des Nations Unies, la MONUSCO, environ 71% des détenus n’ont pas été reconnus coupables d’un crime ou sont toujours dans l’attente d’un procès.
D’où elle estime que les libérations devraient être multipliées d’urgence. Par conséquent, les personnes nouvellement arrêtées pour des infractions non violentes ou mineures ne devraient pas être incarcérées.
« Il est nécessaire que le gouvernement congolais prenne des mesures plus audacieuses pour éviter une crise majeure dans des prisons surpeuplées », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch.
Par ailleurs, il invite le gouvernement à décaisser rapidement les fonds alloués aux prisons et s’assurer qu’ils permettent d’offrir aux détenus une nourriture et des soins médicaux adéquats.
HRW insiste sur les conditions d’hygiène et d’assainissement, qui d’après eux, devraient être améliorées pour faciliter aux familles des détenus à apporter de manière sécurisée des colis de nourriture.
Les prisons principales de la RD Congo affichent un taux de surcapacité moyen de 432%, selon la MONUSCO, ce qui les classe parmi les plus surpeuplées du monde.
Les établissements pénitentiaires de Goma et Uvira, dans l’Est du pays, sont à plus de 600% de leur capacité tandis que la prison centrale de Makala, à Kinshasa, l’est à 461%.
Dostin Eugène Luange





