Les audiences publiques en faveur des populations victimes de la pollution des eaux des rivières Kasaï et Tshikapa, se sont ouvertes lundi 21 mars 2022 au Tribunal de Grande Instance de Tshikapa. Ce procès oppose les populations riveraines victimes de Tshikapa et ses environs à la société angolaise de traitement du Diamant Catoca Diamond, consécutif à la pollution des eaux des rivières Tshikapa et Kasaï.
L’identification des victimes était parmi les étapes qui ont précédé ces audiences et « plusieurs centaines de victimes ont été enrôlées pour enrichir le dossier ».
Maitre Guy Mafuta Kabongo, avocat au barreau de Kinshasa Matete confirme que les travaux de l’usine de traitement de diamant de la société Catoca Diamond était à la base de la situation qui avait causé trop de préjudices à la population du Kasaï en général et celle de Tshikapa en particulier, où des maladies hydriques ont causé des morts.
« Laisser cette situation inaperçue est une complicité contre les populations du Kasaï, qui vivent encore des calvaires », affirme Me Guy Mafuta qui demande à la population de s’aligner derrière les structures citoyennes pour être rétablie dans le droit.
« Ce procès est un moyen pour que les victimes soient remises dans leurs droits, malgré le manque de la culture de réparation de préjudice causé à autrui », a-t-il ajouté.
Les rivières Kasaï et Tshikapa ont été polluées en 2021 et plusieurs enquêtes ont arrivé à des conclusions que ce sont des déchets des matières minérales versées dans les eaux qui étaient la cause principale et faisait porter la responsabilité à la société citée ci-haut.
Diaris Kindalo à Tshikapa





