Fikin, Parc de prince, Muana Kin, Muasi ya Congo, Kinsuka nzela mayi… »ces terrasses qui fonctionnent sous l’autorisation tacite du Général Kasongo »

Officiellement, les terrasses, bars, boite de nuit…sont interdits de fonctionner à la suite des mesures prises par le Gouvernement en vue de contenir la troisième vague de la Covid-19. Mais officieusement, certains tenanciers de ces cadres de loisir à Kinshasa font le malin de contourner la décision prise au sommet de l’État…souvent en complicité avec la hiérarchie de la Police nationale congolaise (PNC) de la capitale, selon certaines sources.


Un tour dans la ville de Kinshasa suffit pour se rendre compte de la duplicité des officiers de la PNC/Kinshasa. La Fikin à Limete, Parc de prince à Kasa-Vubu, Muana Kin et Muasi ya Congo à Kalamu, Kinsuka nzela mayi…ne sont « exemptés » des mesures liées aux contraintes de Covid-19. Tout fonctionne normalement comme si de rien n’était. Ces lieux cités s’arrangent à ne pas mettre de la musique au risque d’attirer l’attention.

Ces terrasses de Kinshasa qui continuent de défier l’autorité établie recourent aux astuces bien de chez nous. Beaucoup parmi elles seraient en relation directe avec le Général Sylvano Kasongo, selon une source qui a requis l’anonymat. « Une moindre incursion des agents de sécurité ou de l’Agence nationale de renseignements (ANR), cest par un coup de fil au commissaire provincial de la PNC/Kinshasa qui résout vite l’affaire », dénonce ce congolais auprès du média non-aligné.


C’est qui est drôle, les policiers de Kinshasa censés assurer le contrôle du respect de l’interdiction de l’Exécutif national, sont malheureusement à la merci des tenanciers. Ils sont payés à coup des billets de banque pour assurer la sécurité des lieux. Le cas de Parc de prince à Kasa-Vubu où un policier en tenue avec arme à la main est placé à côté de l’agent de sécurité civile. Tous deux aident les fêtards à entrer dans la terrasse sans être inquiété.

Une mini enquête diligentée par ACTU7.CD le dimanche 1er août, a permis de se rendre compte comment la Police de Kinshasa participe au non respect de la décision prise par le Gouvernement.

D’après les occupants des lieux, « il y a peu, la Police débarquait pour interpeller les responsables des terrasses qui fonctionnent. Mais depuis un certain temps, nous avons pris l’engagement avec un haut placé de la Police qui nous autorité de vendre ».

Dans le souci de connaître la vérité dans cette affaire qui porte atteinte à l’image de la PNC, le média en ligne non-aligné a interrogé les enfants de la rue hébergés aux alentours de la Fikin. D’après eux, une fois, « le Général Kasongo s’est pointé personnellement pour se rendre compte de la situation ». Selon des témoignages recueillis sur place, « il n’a rien fait. Il a juste demandé aux tenanciers de ne pas mettre la musique ». Voilà qui a suffit pour que l’ambiance reprenne de plus belle à la Fikin.

La passivité dont fait montre les hauts cadres de la PNC/Kinshasa s’agissant de l’interdiction de fonctionnement des bars et terrasses provoque un tollé. Les détenteurs de ces établissements qui respectent de près les mesures du Gouvernement ne comprennent pas comment eux ils doivent continuer à tourner le pouce alors que d’autres sont favorisés.

Voilà pourquoi ils montent au créneau pour interpeller les autorités du pays à mettre fin à la violation de ces mesures qui, en réalité, portent un coup dur à l’économie des petites et moyennes entreprises.

Rachidi Mabandu

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