Ituri : Un journaliste basé à Mongwalu victime des menaces des présumés combattants CODECO

Le journaliste Gloire Mumbesa, directeur de la Radio Tuungane, émettant depuis la commune rurale de Mongwalu, à quelques quatre-vingt-cinq (85) kilomètres de Bunia, dans le territoire de Djugu en Ituri, fait l’objet des menaces.


D’après le confrère, il reçoit sans cesse des messages SMS et appels vocaux provenant des personnes qui se présentent comme combattants de la Coopérative pour le Développement au Congo (CODECO). Dans ces messages, ces présumés combattants disent ne pas apprécier la manière dont le confrère traite leur mouvement et lui auraient promis la mort.

Cette information a fait l’objet d’un communiqué de l’organisation « Journalistes en Danger » (JED). D’après ce document, le confrère reçoit ces menaces depuis vendredi 10 septembre et plaide pour sa protection.



« (…) Tôt le matin du vendredi 10 septembre 2021, le journaliste a reçu les messages suivants : « Le jeudi prochain, nous serons à Mungbwalu. Nous connaissons ta maison. Nous savons que tu es journaliste, mais ta façon de parler du mouvement CODECO ne nous plaît pas ». Peu de temps après, Gloire Mumbesa a reçu un appel téléphonique le menaçant en ces termes : Dans une semaine, nous serons à Mungbwalu. Cesse de parler en mal contre CODECO sur ta radio. Tu vas bientôt fuir. Tu penses qu’à Mongbwalu on ne connait pas ton domicile ? », renseigne JED dans son alerte.

Depuis le début des atrocités dans plusieurs territoires de l’Ituri, la sécurité des journalistes oeuvrant dans ces zones devient inquiétante. Début 2021, deux (2) confrères de la Radio Canal Révélation de Bunia ont été menacés par les miliciens du Front Patriotique et Intégrationiste du Congo (FPIC), actifs dans le territoire d’Irumu. Il y a presqu’un mois, Joël Musavuli, directeur de la Radio Communautaire Babombi (RTCB) émettant depuis le sud du territoire de Mambasa a été lâchement abattu par des inconnus armés de machettes. Plusieurs autres confrères sont continuellement l’objet des menaces anonymes à Niania (Mambasa) et contraints à vivre en clandestinité.

Andy Kambale Matuku

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