RDC : « La croissance économique reste principalement tirée par le secteur minier et elle s’établit à 5,3% à fin 2021 » (Gouverneure de la BCC)

 

« La croissance économique reste principalement tirée par le secteur minier et elle s’établit à 5,3% à fin 2021 », a indiqué la gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC) intervenant le vendredi 8 octobre au conseil des ministres. Elle a également expliqué que « le marché de biens et services est demeuré stable avec un cumul annuel de l’inflation de 3,39% à fin septembre 2021 alors qu’elle se situait autour de 14% en 2020″.


Dans son rapport, la gouverneure de la BCC fait savoir que « le marché de changes est resté globalement stable, attesté par des faibles variations du taux de change sur les deux segments du marché ». En cumul annuel, précise-t-elle, « le taux de dépréciation du franc congolais n’est que de 1,20% à l’indicatif et de 0,93% au parallèle contre une dépréciation d’environ 14,7% et 14,3% à la période correspondante en 2020 ».

S’agissant des opérations financières de l’État, la gouverneure de la BCC martèle que « le compte général du Trésor demeure excédentaire ». De même que « les réserves de change se sont établies à 3,3 milliards USD au 30 septembre 2021, soit 3 mois d’importations de biens et services ».


En dépit de la stabilité observée, la gouverneure de la BCC relève que « l’économie nationale demeure exposée à
certains risques d’origine externe notamment la faible couverture vaccinale dans les pays en développement qui pourrait influencer leurs économies et la trajectoire de la croissance mondiale ».

« Le faible taux de couverture vaccinale et les pressions sur la demande intérieure qui caractérisent historiquement le dernier trimestre de l’année marqué par la préparation des festivités de fin d’années, constituent les facteurs de risque au plan interne », reconnaît Malangu Kabedi Mbuyi.

La Gouverneure a recommandé le maintien de la coordination des politiques budgétaire et monétaire, la mise en application continue du pacte de stabilité, le suivi rapproché des facteurs de liquidité et la mise en œuvre des réformes
retenues dans le cadre du programme avec FMI.

Rachidi Mabandu

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