Pendant que les autorités congolaises reçoivent les délégués de différents groupes armés à Nairobi, au Kenya, les combats viennent de reprendre, dans l’après-midi de ce samedi 23 avril 2022, entre l’armée congolaise et les rebelles du « Mouvement du 23 Mars » (M-23) dans plusieurs localités du Nord-Kivu.
C’est le mouvement rebelle qui annonce lui-même cette reprise des hostilités. Ce groupe armé accuse les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) d’avoir attaqué ses positions dans la localité de Bugusa. Le M-23 indique dans son communiqué que cet assaut des FARDC contre ses positions était « en préparation depuis plusieurs jours ».
« (…) Le Mouvement du 23 mars informe l’opinion que depuis 15 heures de cet après-midi, les FARDC ont finalement lancé leur offensive (…) en attaquant différentes positions du M-23 à Bugusa », lit-on dans ce document signé par un certain Major Willy Ngoma, porte-parole du groupe rebelle.
Le M-23 signale que « des renforts en provenance de plusieurs provinces et des mouvements des troupes » de l’armée congolaise sont en « direction des positions tenues tenues par le M-23 » avec comme objectif « d’engager les hostilités ».
Le groupe rebelle pointe ce qu’il qualifie « d’intention manifeste de compromettre le processus de paix issu du récent conclave de Nairobi » et promet de « se protéger jusqu’au bout des attaques des FARDC ».
De son côté, la Présidence de la République Démocratique du Congo (RDC) conforme la nouvelle sur Twitter. Elle annonce que la « partie gouvernementale a ainsi exigé et obtenu l’expulsion » des délégués du M-23 des discussions.
Andy Kambale Matuku





