Insécurité dans l’Est de la RDC : La Force régionale, une bombe à retardement ?

 

Depuis l’adhésion stratégique de la République Démocratique du Congo, RDC à la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est, CEA, les cartes alignées ne sont pas celles à même de répondre à l’objectif recherché dans le cadre des solutions à l’insécurité qui ronge la partie Est du pays.


Si les réunions se multiplient au Kenya avec deux axes : la diplomatie et l’usage de la force, la RDC disait un analyste, est loin de voir sa cause être servie aux invités sur la table des mets.

Déjà, le volet diplomatique est un terrain sans avenir pour le pays de Tshisekedi convoité de toutes parts par ceux là même qui sont pointés du doigt. À Nairobi, les invités de Kenyatta sont conscients de cette réalité. D’où cette forme de supercherie à peine voilée contre la RDC.


Ainsi, face à cette donne politique sans aucune chance de réussite, la CEA propose déjà, le déploiement d’une force régionale en RDC pour lutter contre l’insécurité dans la partie Est.

Erreur…

Selon les initiateurs de la démarche, c’est la solution militaire tant attendue. Erreur, crient des analystes qui estiment que le Congo en a le dos plein et les jambes coupées des missions militaires. Il s’agit là, d’un nouveau cheval de Troie, laisse-t-on entendre.
Exemple à l’appui, la plus importante mission Onusienne se trouve en RDC voici près de 25 ans déjà sans y apporter la moindre solution de paix. Renforcée ou pas, la MONUSCO a montré ses limites. C’est déjà une épine sous les pieds des congolais.

En outre, la force régionale à composer, redoutait Denis Mukwege est loin d’en être une en termes de solution dans la mesure où, ce sont les mêmes pays, sources de l’insécurité qui vont cette fois-ci, trouver l’occasion d’opérer en toute liberté. C’est dans ce sens que la majorité des congolais appellent à considérer, la réunion des chefs d’états-majors des pays membres de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est tenue le dimanche dernier comme une rencontre d’un club d’amis à dénoncer avec la dernière énergie.
Aussi, faut-il insister sur le fait que la force régionale à déployer est une bombe à retardement contre la RDC en proie à des initiatives militaires aux résultats nuls.

Zamenga Odimbale

 

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